mercredi, 19 avril 2006
Mystère au ministère
Dans l'affaire Clearstream Mam affirme qu'elle ne cache rien.

A l'écoute des croâssements ambiants l'information judiciaire menée par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons ne serait rien d'autre qu'un simple exercice d'entrainement, un vulgaire exercice de style judiciaire, un happening.
"Cette perquisition pour moi est un mystère. Comme je n'ai rien à cacher, je l'ai autorisée même en mon absence", a déclaré ce matin la ministre de la Défense à la sortie du conseil des ministres.
Pour décrypter les propos de Mam la rédaction du Nordenstar a utilisé non pas la machine Enigma mais le traducteur "anti-langue de bois" de Jean-François Copé. Ainsi il faut comprendre :"On m'a pris de court et je ne suis pas le corbeau".
Selon ses dires, les policiers sont restés une demi-heure dans ses locaux, où ils ont ouvert "un coffre vide" qu'elle n'aurait "jamais utilisé" depuis qu'elle est ministre, et mis sous scellé quatre ou cinq documents ainsi que ses agendas. Traduction :"Il n'y a pas de preuves et j'emploie des arguments abracadabrantesques pour ma défense".
L'affaire Clearstream porte sur des accusations anonymes ayant visé en 2004 certaines personnalités comme Nicolas Sarkozy, accusées d'avoir des comptes occultes à l'étranger.

Les deux juges d'instruction, Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, sont chargés d'une information judiciaire pour "dénonciation calomnieuse", où le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, s'est constitué partie civile.
L'enquête vise à identifier l'auteur de lettres anonymes, accompagnées de documents, envoyées il y a deux ans au juge Renaud van Ruymbecke.
La piste de Christine Villemin ne semblant pas crédile les magistrats se penchent donc aujourd'hui sur le cas de Mam. Tout cela fleure bon le règlement de compte politique.
Lire les grandes lignes de l'affaire Clearstream sur Nordenstar
Peachy Carnehan
Les commentaires sont fermés.