mardi, 09 mai 2006

Coupe du Monde 2006

Coupe du Monde 2006: le Groupe A
Norden Star, avril 2006

Plus longtemps à attendre avant le match d'ouverture du 9 juin. Pour savoir qui est nul et qui l'est moins voici l'expertise légiste du Nordenstar.


Au premier abord le groupe A évoque plus la brochette de brêles que les ténors d'un "groupe de la mort". Et bien c'est vrai, les quatre équipes en lice ici sont parmi les plus faibles de la compétition. A croire que dans sa mansuétude le sort voulait épargner l'humiliation aux derniers de la classe.
Le groupe A est homogène, faiblard, quelconque et sans passion. Son seul intérêt sera celui de voir évoluer le pays hôte, l'Allemagne, qui sera en très grand danger.
 
ALLEMAGNE
Le fond de jeu reste à inventer pour le sélectionneur Jürgen Klinsmann qui ne pourra compter que sur des joueurs anonymes et souvent maladroits. Dans cette sélection des ombres seul Michael Ballack semble être en mesure d'effectuer un semblant de contrôle suivi d'une passe sans craindre de trébucher. Malheureusement pour lui il devra compter sur le terrain avec les ectoplasmiques Schweinsteiger et Lukas Podolski.
Le match d'ouverture de la Coupe du Monde entre l'Allemagne et le Costa Rica, le 9 juin prochain, sera déjà décisif et surtout très dangereux pour la Nationalmannschaft. Le risque d'une rouste n'est en effet à pas exclure face à une formation offensive, technique et joueuse.
Jürgen Klinsmann déconnecté de la réalité place, lui, la barre très haut : "Nous voulons être champions du monde", clame-t-il fièrement. Rendez-vous à Munich le 9 juin.
Style de jeu : 5-3-2
Style de jeu conseillé par le Nordenstar : 7-3-0
Note : 8/20
Conseil : Naturaliser Johan Micoud et titulariser Franz Beckenbauer.
 
COSTA RICA
Représentant d'Amérique Centrale (CONCACAF) le Costa Rica pourrait bien être la bonne surprise de ce groupe sinistré. Déjà présent au Japon il y a quatre ans les Ticos avaient surpris les observateurs avec un jeu chatoyant et une propension à l'attaque quasi maladive. En novembre dernier le match entre la France et les protégés d'Alexandre Guimaraes s'était soldé par un superbe 3 à 2 qui avait vu les Costariciens mener 0-2 à la mi-temps.
Technique et rapide le Costa Rica serait le parfait cauchemar de l'Allemagne s'il se mettait parfois à défendre plutôt que de vouloir absolument marquer. Car c'est là le point faible de l'équipe : trop enthousiaste et trop porté sur le jeu les Ticos en oublient parfois toute prudence.
Une chose est certaine les supporters de toute la planète pourront contempler l'audace de Walter Centeno et, bien sûr, l'efficacité de la grande star, Paulo Wanchope.
Style de jeu : 3-4-3 ou 4-2-4
Style de jeu conseillé par le Nordenstar : 4-3-3
Note : 11/20
Conseil : A 2-0 en en leur faveur lors de la mi-temps du match d'ouverture, faire entrer deux défenseurs centraux et un milieu récuperateur.
 
POLOGNE
Il est loin le temps de Boniek et de Lato quand la Pologne atteignait les demi-finales de Coupe du Monde en 1974 et 1982. Depuis 20 ans les Polonais traînent leur misère sur tous les terrains d'Europe à la recherche de leur glorieux passé. Leur éphémère passage au Japon en 2002 s'était soldé par une débâcle mémorable (souvenez-vous du 4 à 0 face au Portugal et les trois buts de Pauleta) et c'est par la faiblesse du groupe de qualification que les portes de l'Allemagne se sont ouvertes.
Qui, à part le gardien de but Jerzy Dudek, sait jouer au ballon ? A vrai dire pas grand monde. Le sélectionneur Pawel Janas ne l'ignore pas lui qui devra aligner une attaque monstrueuse de nullité composée des deux pénitents Maciej Zurawski et Tomas Frankowski.
La Pologne est certainement avec l'Angola et Trinidad l'une des équipes les plus faibles de l'épreuve. Vivement Pologne-Equateur le 9 juin.
Style de jeu : 4-4-2
Style de jeu conseillé par le Nordenstar : abandon par forfait.
Note : 7/20
Conseil : Revendiquer les territoires à l'ouest de l'Oder Neisse et provoquer une crise diplomatique pour justifier un boycott de la compétition.
 

EQUATEUR

La personne chargée de conduire l'équipe dans la compétition se nomme Luis Suárez, un homme charmant au sens de l'humour prononcé. Ainsi il répète à qui veut l'entendre que son équipe est tactiquement équilibrée et positivement rassurante. Doux euphémisme pour une formation archi défensive dont le repli sur le but constitue la base tactique.
En poule l'Équateur débute un match pour ne pas le perdre avec la certitude qu'un 0-0 rapporte toujours un point. En élimination directe un triple rideau défensif permet de tenir jusqu'aux tirs aux buts.
La sélection de Luis Suárez est le type même de l'élément polluant mais hautement dangereux dans une compétition de football. Tacles, coups et qualification, voilà le triptyque. Tout le monde est prévenu.
Style de jeu : 5-4-1
Style de jeu conseillé par le Nordenstar : 0-0-0
Note : 10/20
Conseil : Nommer Hugo Chavez, Lula, Evo Morales ou Michelle Bachelet à la tête de la sélection.
 
 
Peachy Carnehan

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