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mercredi, 26 avril 2006

Barcelone-Milan AC

 

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Le combat du Bien contre le Mal.
Norden Star, mercredi 26 avril 2006, 07h00

Ce soir c'est plus qu'un match de football qui se joue au Camp Nou entre le chatoyant Barcelone du souriant Ronaldinho et l'austère Milan AC du sinistre Silvio Berlusconi. Au-delà de l'affrontement sportif c'est un choc idéologique entre deux conceptions du monde qui se déroulera sur la verte pelouse de Catalogne.

Depuis l'évaporation du bloc bipolaire Est-Ouest et plus récemment par l'horreur du 11 septembre l'espoir d'un monde meilleur fait de liberté, d'égalité et de fraternité est menacé, attaqué, ravagé par les promoteurs d'un univers de médiocrité. La chute du mur de Berlin et des tours de Manhattan furent des instants bénis pour les plus cupides et les plus mauvais d'entre-nous. Les marchands ont profité de l'occasion pour entrer au temple.

Aujourd'hui les Berlusconi, Ben Laden, Amadinedjad, Sarkozy et Bush imposent par la peur leur sauvagerie bestiale du libéralisme, de la religion, de la répression, de la guerre et de la telé-réalité. Leur cortège ténébreux de terroristes, de multinationales et de comités d'actionnaires, telle une horde de diablotins avides et cruels surgis d'un tableau de Jérôme Bosch, gangrène les fondements de la démocratie et imposent misère et mort. "Le plus faible droit être éliminé, tapez 1". C'est pire que George Orwell.

La réunion des forces de raison face à ces monstres qui ne s'émeuvent qu'aux doux échos du profit ou du prophète est essentielle. C'est là le combat des Lula, Gilberto Gil, Evo Morales et autres alter-mondialistes, écologistes, humanistes, défenseurs des droits de l'Homme, artistes, clowns, citoyens, politiques et journalistes.

Dans la rencontre de ce soir nous assisterons à un conflit délocalisé de l'antagonisme actuel. D'un coté Ronaldinho, le Brésilien issu des favellas, défendra un maillot qui refuse d'être souillé depuis 102 ans par la publicité d'un sponsor au nom d'une communauté Catalane fervente supportrice de Zapatero. En face nous trouverons la machine froide d'un homme, Silvio Berlusconi, qui n'aspire qu'à son propre contentement dans le seul but de se pâmer devant ses alliés de la Ligue Lombarde et de mieux contester les résultats des dernières élections démocratiques qui ont pourtant consacrer sa défaite.

Le combat du bien contre le mal, l'attaque et le panache face au catenaccio et la turpitude. Et puisque nous sommes en Espagne autant citer le film de Sabina Guzzanti :"Viva Zapatero".

 

 

Peachy Carnehan

Commentaires

Excellente analyse! Football et politique ne font pas bon ménage: espérons que Berlusconni l'aura compris à ses dépends!

Ecrit par : Sergio | jeudi, 27 avril 2006

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