lundi, 15 mai 2006

Robespierre

Chirac et Villepin dans la mare du canard.

Norden Star, mai 2006


Il fallait s'y attendre. Jacques Chirac élude d'un communiqué soviétique les demandes de justifications de la représentation nationale, les attentes des élus de son propre parti, les légitimes interrogations de la presse et des citoyens.

Mis en cause par les dernières révélations du Canard Enchaîné dans l'affaire Clearstream, Jacques Chirac s'emporte. Il a vivement dénoncé mercredi "la dictature de la rumeur" et "de la calomnie", en réaffirmant son soutien à Dominique de Villepin.

Les dites rumeurs constituent pourtant le fond du dossier des juges d'instructions chargés de l'enquête Clearstream.

Rarement dans l'histoire de la république l'exécutif avait osé s'ingérer dans le commentaire de piéces à conviction d'une instruction en cours. A chaque fois que ce fut le cas la cause était perdu d'avance pour les tenants du pouvoir : Danton, Dreyfus et Stavisky ont leurs âmes et leurs dossiers sous le linceul pour témoigner post-mortem. A chaque fois que ce fut le cas l'exécutif eut la sagesse de se dissoudre ou le bon goût d'accepter d'être renverser.

Nous avons déjà écrit ici que le couple Chirac traînait beaucoup trop de casseroles pour ne pas passer inaperçu, nous avons aussi entendu qu'une fin à la Ceaucescu était possible si par malheur un Robespierre sortait de sa boite. Contentons-nous de laisser les juges faire leur travail.

 

 

P.C.

Commentaires

Chirac en prison, comme dans la chanson. J'y crois peu, il serait capable de se défiler en rejoignant Juppé au Canada.

Écrit par : Stauffenberg | vendredi, 12 mai 2006

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