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mardi, 24 octobre 2006

Nicolas Sarkozy, Seconde partie.


Suite de Première époque : la jeunesse.
hautetfort=amateurs
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Peu avant l'affaire de la maternelle de Neuilly en mai 1993, Nicolas Sarkozy est élu député de Neuilly puis dans la foulée nommé ministre du Budget dans le gouvernement d'Édouard Balladur. L'ancien président du comité de soutien des jeunes à la candidature présidentielle de Jacques Chirac fait alors ses premiers pas au sein de l'appareil gouvernemental. Après l'histoire H.B. son image médiatique commence à se façonner et Sarkozy, déjà continuellement sur les nerfs, apporte une réelle touche de dynamisme à une équipe gouvernementale complètement molle.

Durant cette période la relation entre Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac est globalement positive, plutôt sereine et presque constructive. Le Maire de Paris laisse le gouvernement travailler dans l'attente de l'échéance présidentielle de 1995 ou il compte bien rafler la mise. Le subtil et implacable mécanisme mis en place pour la conquête du pouvoir est pourtant enrayé par un événement pour le moins inattendu. La côte de popularité de Balladur atteint de tels pics de sympathie que le choix du candidat de la droite s'avère de moins en moins évident. Contre toute attente il y aura un match à deux à droite.

Nicolas Sarkozy, sentant le bon vent des sondages tourner, opte rapidement pour le Premier ministre en exercice au détriment d'un Jacques Chirac qu'il défendait pourtant bec et ongles quelques années avant. C'est ce que les Guignols de l'info traduiront à l'époque par la "traîtrise" et le "coup de poignard dans le dos". Le mauvais éléve était donc aussi perfide.

Finalement le vent tourne mal et Balladur se retrouve laminé au premier tour de la présidentielle. Le Jackpot se jouera entre Chirac et Jospin au bénéfice du premier. Encore une fois le petit Nicolas sent s'abattre sur ses épaules le poid de l'échec et de l'opprobre. Non seulement il est encore dernier de la classe mais en plus on le met au coin.

Cette trahison lui vaut la perte de confiance de la part du RPR ainsi que celle de l'entourage du nouveau président. Le paria n'obtient aucun poste ministériel dans le nouveau gouvernement Juppé et, le 15 octobre 1995, au cours d'un bref passage à une réunion nationale du RPR il est même conspué par une foule qui crie vengeance. La vindicte populaire sera entendue et suivie d'effets.
Lors de son discours de politique générale Alain Juppé stigmatise la gestion budgétaire de Sarkozy en la jugeant électoraliste et inefficace. Plus prosaïquement on lui reproche de ne pas avoir réduit suffisamment la dette de l'État et de ne pas avoir engagé la lourde réforme de l'assurance maladie. Pan ! En plein sur la tête de Brutus qui entame sa traversée du désert. Il abandonne alors toute responsabilité au sein du RPR et se retire de la politique ( de façon bien moins théâtrale que Lionel Jospin en avril 2002).

On a peine à le croire en 2006 mais durant sept ans on le voit peu, on l'entend peu. A peine se souvient-on d'un échec piteux aux élections européennes de 1999 qui achève de lui plomber le moral. Le petit Nicolas regarde à la télévision la gauche au pouvoir faire passer le chômage de 3,5 millions à moins de 2 millions de personnes et la France remporter la Coupe du Monde de football. Tous les feux sont au rouge pour le RPR qui ne sait pas sous quel angle aborder la présidentielle de 2002.

Est-ce Nicolas Sarkozy qui trouve l'idée salvatrice et la propose à un Jacques Chirac dépouillé de ses pouvoirs après la dissolution ratée de 1997 ? Nul ne le sait vraiment. Le plan de campagne, lui, est redoutablement simple  :"puisque le bilan de Jospin à Matignon est exemplaire il faut inventer et imposer un thème dans un domaine ou la gauche n'y entend rien : la sécurité".

Avec la complicité réelle ou supposée de certains médias (voir le film Poison d'Avril de William Karel) un climat de peur s'instaure avant les élections. L'occasion est belle, et l'improbable couple reconstitué Chirac-Sarkozy bat le rappel de tous les vieux démons de la droite répressive. Le stratagème fonctionne à merveille, si bien que J.M. Lepen accède au second tour. Nixon avait raison, un électeur qui a peur vote toujours pour le candidat le plus autoritaire. Un épisode qui fait honneur à la République.

Chirac est réélu, Raffarin nommé Premier ministre et Sarkozy Ministre de l'Intérieur, numéro deux du gouvernement. Sur la lancée de la campagne présidentielle il impose un style musclé et fait de la sécurité sa priorité, déclarant vouloir s'affirmer par l'action. La méthode du Sarkoshow est trouvée, elle fonctionne et va servir jusqu'en mai 2007.

Pendant cinq ans Nicolas Sarkozy phagocyte les médias. Il y parle fort et beaucoup pour vanter son bilan. Coté réussite on retient la chute du nombre d'accidents de la route du fait d'une politique répressive et l'arrestation de Yvan Colonna, l'assassin présumé du préfet Erignac. Coté obscur on se souvient de son mauvais rôle de pompier pyromane lors des émeutes de novembre 2005, des propos tenus à l'époque et de son effacement lors du Raffarindum sur la constitution Européenne.

Mais à quoi bon réussir si la reconnaissance ne vient pas ? En Novembre 2004 l'ancien traître dérobe donc le jouet de Jacques Chirac en devenant président de l'UMP dans un show à l'Américaine qui renvoi les meetings du RPR au rang de triste vin d'honneur de province. Si jusque là ses intentions étaient floues ou inavouées elles deviennent claires le jour ou il s'empare de cette machine à gagner les élections. La prochaine étape passe par le palais de l'Élysée.

Depuis l'intronisation de Dominique de Villepin à Matignon le petit Nicolas passe à l'offensive. Le matin en se rasant il pense à 2007 et le soir il réfléchit à la bonne date pour quitter le gouvernement et préparer sa campagne. Dans l'attente du moment propice il flatte l'électorat du Front National en plagiant les propos de J.M. Lepen et en défendant une loi controversé sur le tri sélectif des immigrés.
Ce qui est significatif depuis 2005 chez le président du RPR, c'est une orientation de plus en plus marquée par les idées de la droite extrême. La pilule passe mieux lorsqu'on se présente soit même comme l'innocente victime de l'affaire Clearstream.

Nicolas Sarkozy semble en avoir assez de sa réputation de mauvais élève, son absolution passe par la magistrature suprême. Le dernier de la classe, le perfide Caïn de 1995, voit peut-être dans l'objectif présidentiel un moyen d'exorciser les anciennes brimades. Celles du temps de la petite racaille. Et peu importe si cela implique qu'il faille pactiser avec le diable. Jusqu'à mai 2007 il va y avoir du sport.
hautetfort=amateurs
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Peachy Carnehan
A lire, Première époque : la jeunesse.

 

Trackbacks

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Trackback par : débat socialiste | mardi, 23 mai 2006

Commentaires

Rassurez moi, il y a bien des gens qui vont se presenter contre eux?

Ecrit par : yoda15 | lundi, 22 mai 2006

Yoda Dans l'eure la gauche a multiplié les promesses démagogiques.

Les socialistes augmentent les impots et font des promesses pour rien pour nous à part aider les nécessiteux et ceux qui ont des problemes

Les jeunes populaires du 27 font le combat pour nicolas Sarkozy

Ecrit par : populaire 27 | lundi, 22 mai 2006

C'est quoi ces cons de populaire 27 ? Apprenez à écrire avant de vous exprimer. Apprenez aussi à lire et à comprendre. Le portrait de votre chef devrait vous aider à réfléchir. A moins que les notions de bien et de mal vous échappe.

Retournez à l'école ou allez dans la rue pour comprendre avant de sortir des conneries. Vivez un peu avant de penser à vous.

http://www.croix-rouge.fr/

Ecrit par : Jivago | lundi, 22 mai 2006

Si le principe de peter se confirme alors qu'il est président nous ne sommes pas sortis de l'auberge.

Ecrit par : sousou | lundi, 22 mai 2006

Vous n'y allez pas de main morte, vous lui tapez d'sus avec le dos de la cuillère.

Merci pour l'info

Ecrit par : general Rondoux | mercredi, 24 mai 2006

Je pense que le seuil de compétence il l'a deja atteint en classe de sixiéme. Ce type me fait peur, il a l'air... méchant.

Ecrit par : ricknothunter | mercredi, 24 mai 2006

Nan il est pas méchant il est arriviste. Ce sont ses méthodes pour le pouvoir qui sont limites. Ayez confianceeee...

Ecrit par : NICOLETTE | jeudi, 25 mai 2006

Je me souviens des guignols à l'époque, ils présentaient chirac comme la victime de Sarko (ce qui était vrai).

Le "chi" s'est alors envolé dans les sondages et le duo Balladur-Sarko s'est écrasé.

Ecrit par : esteban | lundi, 29 mai 2006

Au danemark aussi il y a l'extreme droite mais ils sont tres faibles et jamais ils n'iront au pouvoir.
Surtout personne chez les conservateurs ne trahira ses ideaux pour gagner leurs votes.

Ecrit par : SiMoNsEn | mardi, 30 mai 2006

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