mardi, 30 mai 2006
L'essentiel de l'info du lundi 29 mai 2006
L'actualité essentielle en France, lundi 29 mai 2006
L'éminent et radioactif professeur Pellerin, directeur du SCPRI (Service central de protection contre les rayonnements ionisants) lors de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986, vient de recevoir un courrier qu'il n'attendait certainement pas. Le juge d'instruction chargé du dossier dit des "cancers de Tchernobyl" l'a convoqué mercredi à son bureau ou il devrait être mis en examen pour "tromperie aggravée".
Pierre Pellerin est entré dans l'histoire par la petite porte quand il affirma, carte bidon à l'appui, que le nuage radioactif de Tchernobyl s'était soudainement arrêté sur le Rhin pour mieux contourner la France. Sachant pertinemment que tout cela était faux le scientifique a procédé à une rétention d'informations aux conséquences prévisibles : aucune mesure de protection n'a été prise.
En complément le redoutable Pierre Pellerin sera entendu comme "témoin assisté" pour la charge qualifiée de "blessures volontaires" suite à la plainte collective déposée en 2001 par l'Association française des malades de la thyroïde. Nous sommes curieux de connaître sa ligne de défense.
De défense il n'en est plus question pour Dominique de Villepin et Jacques Chirac qui multiplient les exodes à l'étranger et dans les Dom-Tom. Quoi de mieux qu'une retraite stratégique à la Réunion et en Amérique de Sud pour se soustraire aux affaires en cours en métropole ?
Voila quelques jours de gagnés en attendant que l'attention collective se porte sur le spectacle de la Coupe du Monde de football. A Matignon et à l'Elysée on appelle même l'événement de tous ses voeux en rendant visite aux bleus à Clairfontaine et à Lula au Brésil. Seul couac dans ces préliminaires, l'amnistie fair-play par Jacques Chirac d'un autre sportif, Guy Drut, pour services rendus au RPR. A ce niveau ce n'est plus du scandale, c'est du foutage de gueule.
En réponse à cet édit bananier François Hollande a affirmé que le Parti socialiste supprimera la possibilité de grâce et d'amnistie du président de la République s'il revient au pouvoir après la présidentielle de 2007. Laurent Fabius n'est pas d'accord, Jack Lang est aux abonnés absents, DSK s'en fout et Ségolène Royale réfléchit encore à la question. Avec une opposition aussi soudée dans sa force de proposition c'est Nicolas Sarkozy qui peut dormir tranquille.
A ce propos ou est-il celui là ? Depuis 48 heures on ne l'a vu nulle part, même pas à Roland Garros. Si on en croit Libération de lundi matin il serait décidé à rester aux commandes de l'Intérieur "pour contrôler les officines". Convaincu avec l'affaire Clearstream que la Chiraquie est prête à tout pour l'abattre, il ne veut pas laisser un proche du chef de l'État lui succéder et faire usage contre lui des moyens du ministère de l'Intérieur.
Toujours selon Libération il n'aurait pas fini de "sarkoïzer" les services. S'il a mis un de ses proches à la tête des RG et un autre pour chapeauter la police judiciaire, il lui reste à placer quelqu'un à la DST à la place de Bousquet de Florian, récemment médaillé à la demande de Villepin. Et puis avoir à sa disposition les services de l'Etat pour faire campagne ce n'est pas négligeable. Il ne manque plus qu'une prime spéciale de motivation aux policiers pour s'assurer leur soutient indéfectible.
Bonjour l'ambiance.
Gaïa Felis
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