« FRANCE-TOGO | Page d'accueil | Coupe du Monde 2006 »

mardi, 27 juin 2006

Hooliganisme

medium_rixe.jpgVillepin provoque une émeute parlementaire
Norden Star, 21 juin 2006

Le premier sinistre Villepin lance des noms d'oiseaux à l'assemblée et transforme le palais Bourbon en ring.


Le Premier sinistre Dominique de Villepin a complètement perdu la raison hier en dénonçant violemment "la lâcheté" du Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande qui l'interpellait sur le dossier EADS, suscitant un tollé chez les députés socialistes et un incident parlementaire rarement vu depuis l'affaire Dreyfus.

medium_hollande.jpg"Il est des moments dans la démocratie où on ne peut pas dire n'importe quoi", a lancé Villepin en répondant à M. Hollande. "On ne peut pas mélanger les carottes et les choux-fleurs", "mélanger l'exigence de vérité et l'exigence de bonne gestion".
"Je dénonce, Mr Hollande, la facilité et je dirais même en vous regardant la lâcheté qu'il y a dans votre attitude", a-t-il lancé déjà en colère et bien chaud. "Je le redis: la lâcheté, la lâcheté, la lâcheté", a-t-il répété, asolument démonté. Rouge écarlate et les yeux exhorbités le premier sinistre semblait possédé.
 
"Démission! Démission!", ont scandé les élus socialistes qui n'en demandaient pas tant et qui ont aussitôt quitté leur siège dans un désordre indescriptible pour charger le banc du gouvernement. Plusieurs députés furieux ont tenté de s'aggriper au Premier ministre qui n'a du son salut qu'à la protection d'un cordon d'huissiers. Les députés campant devant le banc du gouvernement et refusant de regagner leur place ou de quitter l'hémicycle, le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré a fini par décider d'interrompre la séance des questions au gouvernement dans la confusion générale.
 
Après avoir quitté l'hémicycle, François Hollande a demandé "au président de la République de faire en sorte que Dominique de Villepin soit rappelé à l'ordre". "Il a perdu son sang froid", a-t-il accusé. "Il a en tout cas perdu l'estime que l'on doit à un Premier ministre", a-t-il affirmé. "Il brutalise le pays, il brutalise l'Assemblée" et "il y a un moment où il faut faire cesser un tel comportement". 
 
medium_villepinusbrutus.jpgA gauche comme à droite les réactions ont été particuliérement acerbe contre Dominique de Villepin. Hervé de Charette, député UMP et ancien ministre : "Le président de la République ne peut pas ne pas constater la situation de crise dans laquelle le Premier ministre l'enfonce. Un remaniement est absolument indispensable. Tout cela était inutile, honteux".
De son coté Bernard Accoyer, président du groupe parlementaire UMP, a fait part de toute la sympathie qu'il portait au premier sinistre en déclarant "qu'il (Villepin) devait s'en aller". Charmant.
 
François Bayroux, président du groupe UDF demande "des élections anticipées et estime que "plus rien ne marche" et que "les commandes de l'Etat ne répondent plus".
 
Il n'y a pas d'actes de hooliganisme en Allemagne pour la Coupe du Monde, c'est Dominique de Villepin qui s'illustre en réveillant les vieux démons, au palais Bourbon.
 
 
Elora Catset 

Les commentaires sont fermés.