vendredi, 23 juin 2006

FRANCE-TOGO

medium_domenech9.jpgDernière conférence de presse avant la convocation ANPE
Norden Star, 23 juin 2006

Raymond Domenech fanfaronne à quelques heures d'un match qui le verra peut-être perdre son travail.

 

En retard dans le programme qu'il avait prévu en raison d'une prétendue arrivée tardive des Togolais à l'entraînement sur la pelouse du Rheinenergie Stadion de Cologne, Raymond Domenech a préféré empiéter sur son rendez-vous avec les journalistes plutôt que de décaler de quelques minutes l'entraînement prévu avec ses joueurs. Exactement ce qu'il ne fallait pas faire pour m'énerver, moi qu'on attend dans seulement 2 heures au Bergohf Restaurant de la Bahnhof Strasse pour le repas de la presse.

 
Le sélectionneur s'est donc présenté en tenue négligée pour expédier ses obligations médiatiques malgré la présence de très nombreux journalistes. A croire que la situation délicate de l'équipe de France intéresse du monde... S'il a répondu avec le sourire aux questions, le technicien tricolore, l'oeil sombre porté sur sa montre, ne s'est jamais étalé et son discours est resté fidèle à ce qu'il a toujours été depuis le début de la campagne allemande. En substance, "un match n'est jamais gagné avant d'être joué" ou encore "la vérité est sur le terrain" sans oublier le convaincant "c'est la loi du sport".

medium_DOMENECH_inquiet.jpg A la question de savoir ce qu'il comptait dire à ses joueurs pour leur insuffler la confiance nécessaire, Domenech s'est empressé de répondre qu'il ne comptait pas faire passer de messages à travers les médias puis a rappelé avec sa dialectique soviétique qu'une victoire des Bleus les ferait évidemment monter d'un cran "s'ils se qualifiaient pour les huitièmes"...

 

Markéto? Connais pas! 

 

"Marquer tôt, c'est important ?", osait un impertinent dégarni de la presse régionale. Et Raymond Domenech, l'humour toujours en bandoulière de répliquer avec suffisance : "Marketo ? Connais pas ! Il joue où ?" Et oui, alors qu'il se trouve peut-être à la veille de perdre son job, le sélectionneur, c'est plus fort que lui, ne se départit jamais de son second degré ! Un détachement qui lui permet ainsi d'affirmer que ce match couperet, remake de celui contre le Danemark en Corée, est "une chance unique, un signe extraordinaire" pour l'équipe de France qui va pouvoir prouver, en Allemagne que la Corée, "c'était un accident" (sic).

Quant à savoir enfin s'il faut instaurer à la Coupe du monde des contrôles antidopage par prélèvement sanguin, Raymond Domenech, qui n'avait pas prévu la question, prend son temps : "Je ne l'avais pas préparée celle-là. Avant de dire une connerie, je vais réfléchir..." L'ambiance ne s'est pas détendue. Rendez-vous sur le terrain ce vendredi soir.

 

Hubdesup

Commentaires

Notre client va devoir attendre la semaine prochaine avant de déposer son dossier chez nous.
Et 1, et 2, et 2 zéro !

Ecrit par : Agent Assedic | samedi, 24 juin 2006

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