samedi, 01 juillet 2006
Les élèves sans-papiers cachés par les Français
Sarkozy débordé par ses citoyens
Norden Star, 24 juin 2006
La résistance citoyenne s'organise contre les méfaits du Ministre de l'Intérieur.
A six jours de la fin du sursis accordé par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy aux jeunes sans-papiers scolarisés et à leurs familles, le Réseau éducation sans frontières multiplie les parrainages, partout en France, pour tenter de les protéger d'une expulsion ou même les "cacher".
Partout en France, des comités s'organisent, "de toutes origines, de tous les milieux sociaux", pour soutenir ces familles et leurs enfants. Ils étaient jusqu'ici protégés par une circulaire du ministère de l'Intérieur qui leur permettait de terminer leur année scolaire avec comme date butoir le 30 juin.
En Bretagne par exemple, où des familles en arrivent à se relayer pour cacher chez eux une petite fille du Daguestan menacée d'expulsion, les parrainages sont devenus "plus que symboliques". "Nous ne menons pas que des parrainages symboliques. Il s'agit de monter des réseaux de vigilance et de solidarité pendant l'été, un moment où ces familles sont particulièrement vulnérables", analyse Frédéric Cherki, membre de RESF à Nantes.
En Bretagne par exemple, où des familles en arrivent à se relayer pour cacher chez eux une petite fille du Daguestan menacée d'expulsion, les parrainages sont devenus "plus que symboliques". "Nous ne menons pas que des parrainages symboliques. Il s'agit de monter des réseaux de vigilance et de solidarité pendant l'été, un moment où ces familles sont particulièrement vulnérables", analyse Frédéric Cherki, membre de RESF à Nantes.
De fait, des personnalités politiques s'engagent de plus en plus auprès de ces familles. Samedi, Bertrand Delanoë, maire socialiste de Paris, devait par exemple remettre un certificat de parrainage à des enfants menacés d'expulsion à la mairie du IXe. Les mairies des XXe et XIe arrondissements de Paris ont aussi prévu plus de cinquante parrainages républicains ces jours-ci dans les deux mairies.
Au Sénat, la semaine dernière, ce sont une dizaine de parlementaires de gauche qui ont assisté à une cérémonie de parrainage en présence de familles africaines et asiatiques. De même à Marseille, RESF organisait samedi une cérémonie de quelque 150 à 200 parrainages par des particuliers, familles, associations ou syndicats qui devaient toucher près de 300 adultes ainsi qu'entre 200 et 300 enfants.
Philomène BOUILLON
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