dimanche, 02 juillet 2006

Coupe du Monde 2006

medium_equipe2.jpgLa une du lendemain: France 4 Espagne 3
Norden Star, 27 juin 2006

Avec la collaboration du professeur Emmett Brown nous sommes allés cherchés dans l'avenir les journaux de demain. En exclusivité voici le compte rendu de France-Espagne.


 

" Formidables" titre en Une l'Équipe du mercredi 28 juin 2006. En dessous l'image symbole de cette soirée complètement folle couvre toute la première page. On y reconnaît  Raymond Domenech torse nu, rouge écarlate d'émotion, se mêlant aux supporters français de l'AWD-Arena de Hanovre après le troisième but de Franck Ribéry à la 90e minutes de jeu.

Le Parisien-Aujourd'hui en France se contente du score et d'un immense 4 à 3 avec ce commentaire trahissant l'émotion :"Merci, merci, oh oui, merci ! Merci pour tout !"

Le Monde au mépris des règles de sa charte graphique révolutionne sa mise en page et nous offre pleine page une immense photo couleur de Zidane porté en triomphe par les vaincus espagnols. En encart un éditorial signé de Jean-François Copé ne manque pas de préciser que le Président de la République "l'avait prévu".

medium_dhorasso.jpgLe Figaro nous rappelle que "la soirée avait pourtant bien mal débuté pour l'Équipe de France en route vers le stade qui fut contrainte de quitter l'autoroute et de faire demi-tour après que Bruno Martini ait constaté qu'ils avaient oublié Vikash Dhorasso à l'hôtel". L'erreur d'intendance aura son importance puisque les bleus arriveront à l'AWD-Arena de Hanovre juste 10 minutes avant le début de la rencontre, "et sans avoir retrouvé Vikash" précisera un Pierre Mankowski essoufflé au micro de Thierry Gillardi.

Non échauffés, non préparés, inquiets pour le meneur de jeu Parisien, les hommes de Domenech ne se présentent pas sur la pelouse dans les meilleures conditions. C'est au moment ou retentissent les hymnes que l'on découvre la composition de l'équipe, "c'est la surprise, l'effarement" écrit Libération, "un coup de Trafalgar" pour L'humanité : les bleus évoluent dans le fameux 4-6-0 inventé par le sélectionneur lors du match de qualification décisif à Berne face à la Suisse. Quatre défenseurs, six milieux de terrain et aucun attaquant, Trézéguet et Henry sont sur le banc.

Sur TF1 Arséne Wenger s'inquiéte de l'équilibre général et Jean-Michel Larqué reste sans voix. La sanction ne tarde pas. "Au bout de 15 minutes nos bleus sont menés 3 à 0 et sont à la rue", écrit l'Équipe, " et seul un miracle pouvait encore nous tirer d'affaire dans cette sale soirée". Ce miracle intervient à la 20e minute lors du choc entre Govou et Diarra qui oblige un Raymond Domenech en colère à faire entrer Ribéry et Henry en remplacement des deux joueurs blessés.

medium_ribery011.jpg"La formation tricolore est transfigurée dès cet instant" selon Le Parisien qui voit "sous Franck de Boulogne pointer Ribéry le Grand". "Et c'est du grand Ribéry, du grand Zidane et du grand Vieira qui s'offre à nous". La possession de balle passe de 67% pour l'Espagne à moins de 40% en quelques minutes. "Les Français sont partout, jouent à une touche de balle et se procurent 12 occasions nettes. Les joueurs de Aragones sont dépassés et seules les têtes maladroites de Henry, seul à trois mètres du but, empêchent la France de revenir au score", s'emporte Nice Matin.

Lorsque l'arbitre siffle la mi-temps la France est menée 3 à 1 après le penalty transformé par Zinédine Zidane suite à un attentat raté de Carlos Puyol sur Thierry Henry. "Le défenseur espagnol en pleine course se jette les deux pieds en avant sur le buteur de Arsenal mais vise mal, le déséquilibre et se fracasse sur le pauvre Raul qui passait par là", commente l'Equipe.

C'est durant la pause que tombent les premières nouvelles de Vikash Dhorasso sous la forme d'une dépêche AFP. "Le joueur a été arrêté par la police Allemande à Aerzen alors qu'il tentait d'enjamber le mur d'enceinte du château de Munchausen ou réside l'Equipe de France. D'abord placé en garde à vue il a ensuite été reconnu en cellule par un codétenu français qu'il avait affronté lors d'un match de CFA avec le PSG. Sur demande de Raymond Domenech Vikash Dhorasso est actuellement en transit vers Hanovre par hélicoptère".

La seconde période débute avec un instant de grâce télévisuelle que nous devons à Jean-Michel Larqué lors du but de Franck Ribéry à la 46e minute: "Non Franck, non Franck, non Franck ! Il n'y est pas là, il n'y est pas du tout, du tout, du tout ! Mais donne le ballon, donne-le, donne-le ! Ah, But !" Après avoir récupéré la balle dans ses 18 mètres Franck Ribéry surpasse Maradona en dribblant 7 joueurs espagnols, en remontant tout le terrain et conclure dans le but vide après un petit-pont sur le gardien Casillas.

Libération considère la deuxième mi-temps "comme le plus grand spectacle de sport jamais vu. A la technique espagnole répond la magie de Zidane et la fougue de Viera, à chaque émotion en succède une autre plus intense. Nos coeurs palpitent au rythme de ce ballon qui file d'un but à l'autre, ils s'arrêtent même de battre par trois fois lorsque les reprises de la tête de Thierry Henry choisissent les tribunes et se refusent aux filets".

medium_domenechhurle.jpgLe but égalisateur de la 75e minute sur un coup franc de Ribéry entraîne un violent accrochage entre Raymond Domenech et Luis Aragones. Selon L'humanité "le feu est mis aux poudres par le sélectionneur espagnol qui s'en prend d'abord verbalement à ses joueurs en hurlant qu'ils sont des nuls et qu'ils ne peuvent pas perdre contre des balafrés, des nègres de merde et des vieux". D'après Le Figaro "Aragones se tourne alors vers Domenech pour le menacer du poing puis soudainement lui jette une bouteille au visage".

L'arcade béante, en sang et visiblement choqué Raymond Domenech s'écroule sur le sol. "La bagarre éclate, la confusion est totale, les deux bancs de touche se chargent mutuellement pour une mêlée dantesque. Le quatrième arbitre est frappé par Canizares et s'effondre, Aragones qui tente d'éviter un mauvais coup est plaqué au sol et roué de coups par Vikash Dhorasso qui venait d'arriver au stade", commente l'envoyé spécial du Parisien devenu correspondant de guerre. "C'est la police qui calme tout le monde et qui évite à l'arbitre de champ d'intervenir en embarquant manu-militari Aragones, Dhorasso et Canizares".

Le jeu reprend dans la confusion et l'Espagne ne semble plus en mesure de répondre aux assauts des bleus. "Dès lors le quatrième but était inévitable et c'est Ribéry qui s'en charge dans les arrêts de jeu par un tir de 30 mètres sous la barre", conclut l'Equipe.

Le dernier mot de la soirée revient à Jean-Michel Larqué "halala, halala, halala ! Il va falloir compter sans Vikash pour le prochain match contre le Brésil maintenant".

 

Peachy Carnehan 

Commentaires

C'est pas drole

Écrit par : laurent | mardi, 27 juin 2006

C'est tout juste. Jusqu'au caca nerveux de Aragones quand il a été repris par l'arbitre.

Je ne sais pas si vous lisez dans les astres comme Domenech mais alors chapeau.

Écrit par : tictac | mercredi, 28 juin 2006

La une du lendemain vous l'avez vraiment eu entre les mains hein ? Vous connaissez doc brown de retour vers le futur !

Écrit par : Forza Roma | mercredi, 28 juin 2006

Et 1, et 2 et 3 à 1.

Écrit par : tio pékeu | mercredi, 28 juin 2006

Pas mal vu. Bravo Messieurs.
On vous aurez coupé la tête en cas de défaite.

Écrit par : Vinocrator | mercredi, 28 juin 2006

AHAHAHAHAHA !!!!!!

Excellent !!!! MDRRRRRRRRRRRRRRRRRRR !!!!!


Bravo !!! J'en redemande (le coup du JM Larqué et du Ribéry... j'étais plié en 3 !!) :D

Écrit par : Riep | mercredi, 28 juin 2006

Coquille cependant :

Debut de l'artcile "après le troisième but de Franck Ribéry à la 90e minutes de jeu."

Fin : "Dès lors le quatrième but était inévitable et c'est Ribéry qui s'en charge dans les arrêts de jeu par un tir de 30 mètres sous la barre"

Écrit par : Riep | mercredi, 28 juin 2006

Coquille cependant :

Debut de l'artcile "après le troisième but de Franck Ribéry à la 90e minutes de jeu."

Fin : "Dès lors le quatrième but était inévitable et c'est Ribéry qui s'en charge dans les arrêts de jeu par un tir de 30 mètres sous la barre"

Écrit par : Riep | mercredi, 28 juin 2006

Coquille cependant :

Debut de l'artcile "après le troisième but de Franck Ribéry à la 90e minutes de jeu."

Fin : "Dès lors le quatrième but était inévitable et c'est Ribéry qui s'en charge dans les arrêts de jeu par un tir de 30 mètres sous la barre"

Écrit par : Riep | mercredi, 28 juin 2006

Coquille cependant :

Debut de l'artcile "après le troisième but de Franck Ribéry à la 90e minutes de jeu."

Fin : "Dès lors le quatrième but était inévitable et c'est Ribéry qui s'en charge dans les arrêts de jeu par un tir de 30 mètres sous la barre"

Écrit par : Riep | mercredi, 28 juin 2006

fous rires..........j'adoooore!!! et j'attends avec impatience la suite du fabuleux destin des Bleus de France.........de lire aussi les réactions des "mordus" qui dans ce contexte , en perdent le sens de l'humour et de la dérision , dès que l'on titille leur fibre patriotikentok.........:-p

Quant à Riep.... c'est une tactique de multiplier les coquilles par 4....;-)....(je plaisante aussi... je précise!)

Bravo! en tout cas!

Écrit par : pom | mercredi, 28 juin 2006

Wi, bien vu. Je veux le même avant France Bresil !!!

Écrit par : leonardinho | jeudi, 29 juin 2006

Brasiiilll, la la la la la la, Brasiiilll, lalalalala, Brasiiilll !!!

Allez lé blé
Allez lé blé
Allez lé blé

Merci pour le Kado France Brasil ! Et c'est pas fini !!! Lalalala Brasiiilll !!

Écrit par : tictac | jeudi, 29 juin 2006

Les commentaires sont fermés.