jeudi, 13 juillet 2006

Chamil Bassaïev tué

medium_bassaiev.jpgLe boucher de Beslan est mort
Norden Star, juillet 2006

Un bon croyant qui part c'est souvent un con en moins sur terre.


 

La rébellion tchétchène a confirmé, lundi, dans un communiqué diffusé sur sa voie de communication privilégiée, le site Kavkazcenter.com, la mort du dirigeant nationaliste tchétchène Chamil Bassaïev, dans la nuit de dimanche à lundi. Assurément une très bonne nouvelle pour tous les écoliers de Russie qui craignaient l'homme comme l'ogre des contes.

Le mouvement rebelle soutient que le décès de Bassaïev est survenu accidentellement. Le chef de guerre aurait été tué dans l'explosion d'un convoi transportant des explosifs, près du village d'Ekajevo, en Ingouchie.

medium_bassaiev3.jpgCela semble concorder avec la version du vice-premier ministre d'Ingouchie, Bachir Aouchev. Celui-ci a affirmé à l'agence Interfax que le chef rebelle avait perdu la vie "dans un accident de la circulation après l'explosion soudaine d'un camion". Quatre rebelles qui le surveillaient ont aussi été tués. Son corps décapité aurait été identifié par la suite. Masette ! Un drame des départs en vacances, quel coup du sort.

Le jovial chef de la sécurité russe, Nikolai Patroushev, a lui affirmé le contraire en déclarant que Bassaïev "a été tué lors d'une opération spéciale en Ingouchie, près de la frontière tchétchène". Il n'a pas précisé les circonstances de sa mort mais on se doute qu'il ne comptabilisera pas ce décès dans les statistiques de la sécurité routière russe.

Selon Patroushev, le sinistre chef de guerre tchétchène préparait une attaque terroriste dans le sud de la Russie prévue pour la fin de semaine, soit au moment même où le pays doit accueillir le sommet du G8.

Chamil Bassaïev est tenu responsable de plusieurs attentats contre des civils et des militaires russes au cours des 10 dernières années. Il avait notamment revendiqué la prise d'otages de Beslan en 2004 qui avait abouti à la mort de 330 personnes, dont la moitié étaient des enfants.

Il était considéré comme l'homme le plus recherché par les autorités russes. Moscou avait même promis une récompense de 10 millions de dollars pour sa capture dans le cadre de la "lutte contre le terrorisme islamiste".

 

La joie chez les Russes et leurs alliés

medium_poutine.jpgLe toujours très posé président russe, Vladimir Poutine, a estimé que la mort de Bassaïev était un "châtiment mérité". Cette fois encore il n'aura pas eu besoin d'aller "jusque dans les chiottes pour buter les Tchétchènes".

"Je regrette de ne pas avoir participé personnellement à l'opération pour liquider ce bandit", a pour sa part déclaré le premier ministre tchétchène prorusse, Ramzan Kadyrov, dont le père a été tué en mai 2004 dans un attentat à l'explosif revendiqué par Bassaïev.

M. Kadyrov a en outre affirmé que la mort du rebelle tchétchène était tout de même "une grande joie pour toute la nation tchétchène et la Russie, car cet homme était couvert de sang".

En mars 2005, les forces russes avaient assassiné l'ancien président de la Tchétchénie Aslan Maskhadov lors d'une opération dans la maison où il se cachait. Bien que le leader indépendantiste tchétchène soit considéré comme un modéré aux yeux de plusieurs analystes, Moscou le classait dans la même catégorie que Bassaïev.

Rappelons aussi que les forces Russes en Tchétchènie se sont rendues coupables de massacres et d'actes de torture contre les populations civiles en bénéficiant du silence coupable de la communauté internationale. Toutes les guerres sont sales, celle-ci est particulièrement dégueulasse.

 

Elora Catset

Norden Star, 11 juillet 2006

 

Commentaires

Al-Zarkaoui, et maintenant Bassaïev: les grandes vacances sont fatales aux terroristes. Si Bush et Poutine avaient la bonne idée de clamser eux aussi avant septembre, la rentrée mondiale serait tranquille!

Écrit par : Deonoroth | mardi, 11 juillet 2006

Reste le Bin laden, le bush, le poutine, Ahmadinedjad, le tyran d'arabie saoudite, Olmert, le Hamas, etc... Il ya encore du travail.

Écrit par : JaMeS | mardi, 11 juillet 2006

Les commentaires sont fermés.