mardi, 11 juillet 2006
France-Italie
Notre correspondant devant sa télé
Norden Star, juillet 2006
Daniel Dravot a d'abord souffert devant la télé et nous fait part de son martyre. Bien avant les tirs au but...
22h23
J'ai arrêté de regarder France-Italie. Déjà que le match n'était pas bien beau; l'expulsion - malheureusement justifiée - de Zidane, vient de le faire sombrer dans les abysses du football.
La télé marche encore en bas. J'entends les sifflets du public, les voix blanches des commentateurs, j'imagine les petits bonshommes blancs et bleus en train de courir après le ballon, un coup vers le but de Buffon, un coup vers celui de Barthes... La victoire va sans doute se jouer sur un k.o, à moins que les deux équipes épuisées ne préfèrent signer un "pacte de non agression" pour les dernières minutes et s'en remettre au verdict des tirs au but. Je m'en fous. Ce soir, le foot m'agace, l'équipe de France m'agace, les supporters m'agacent. Je n'ai pas envie de cautionner ce jeu là, basé sur la défense, la prudence, la peur de perdre. J'en viens à regretter que ce soir, le Brésil et l'Argentine ne soient pas en train de jouer cette finale; on aurait peut-être vu un vrai match de football.J'entends la pub en bas. Je suppose que les deux équipes ont donc atteint la fin de la prolongation sans parvenir à se départager. Ce seront donc les tirs aux buts. La victoire à celle des deux équipes qui aura le meilleur de gardien, ou les joueurs les plus lucides... Autant jouer la Coupe du Monde à pile ou face...
Quelle que soit l'équipe qui gagnera d'ici quelques minutes, la victoire sera petite, miteuse, sale.
Vraiment pas de quoi faire la fête et précipiter des millions de personnes dans les rues en tout cas!
Daniel Dravot en direct du salon
Norden Star, 10 juillet 2006
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