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jeudi, 10 août 2006

Droits d'auteurs


 

chorale-des-enfants.jpgLe 17 juin dernier, l’école publique de Peillac, dans le Morbihan, organise une petite cérémonie dans la salle polyvalente du village. A Peillac, comme dans bien d'autres écoles de France et de Navarre, on célèbre le départ d'un enseignant par une petite fête d'adieu, qui prend souvent la forme d'un spectacle de fin d'année. Et quand trois maîtresses quittent simultanément l'établissement, impossible de déroger à cette tradition.

Après les saynètes costumées et les farandoles musicales de rigueur, un groupe d'enfants monte sur scène et entonne "Adieu monsieur le professeur"  d'Hugues Aufray devant un parterre de parents et de professeurs que l'on imagine ravis d'une si aimable attention.

 

Une procédure judiciaire engagée contre les enfants ?

L'année scolaire se termine, les enfants partent en vacances et sur cette bonne note on se donne rendez-vous à la rentrée de septembre. C'était sans compter sur la SACEM, l'organisme chargé de la gestion collective du droit d'auteur pour la musique. Complétement dépassés et humiliés par le téléchargement illégal sur internet les "percepteurs" ne voulaient visiblement pas laisser les écoliers s'en tirer à si bon compte.

nosferatu.jpgAyant eu vent du tour de chant improvisé par un journal local, la Sacem a donc contacté la directrice de l'école quinze jours après la fête pour lui réclamer 75 euros,  justifiées par l'utilisation en public d'une oeuvre protégée par le droit d'auteur . Le courrier stipule que l'école de Peillac et ses écoliers se sont permis d'utiliser une oeuvre musicale sans avoir demandé l'autorisation de le faire, préalable obligatoire à toute diffusion publique. L'acte s'apparente donc à un délit de contrefaçon. En cas de refus de payer, une procédure judiciaire pourrait être engagée.

Abasourdie, la directrice s'empresse de rédiger une lettre de réclamation où elle explique que les enfants n'ont improvisé qu'une partie de la chanson d'Hugues Aufray sans le moindre accompagnement musical. En réponse les propos de la Sacem, rapportés par Ouest France, ne laissent que peu d'espoir : "L'école n'a pas fait de déclaration préalable. Nous appliquons donc le forfait minimum d'un spectacle d'enfants, c'est-à-dire 75 euros pour utilisation de mélodie musicale", que le spectacle soit gratuit ou pas.

 

Voyoucratie

voyou.jpgPoursuivre des enfants pour une chansonnette improvisée voilà bien une méthode de voyou. La SACEM, vieil organisme ultra-conservateur, est incapable de se réformer pour répondre au défit technologique d'Internet et du peer to peer.  Le gang se rabat donc vers les proies faciles. De son coté Hugues Aufray, dont la chanson "Adieu monsieur le Professeur" a mis le feu aux poudres, s'est de toute façon rangé du coté des enfants et a même proposé de régler la facture en cas de litige.

Peut-être faudrait-il toutefois, en ces temps troublés par la loi sur le droit d'auteur, savoir faire preuve d'un peu de clémence afin d'éviter la vindicte populaire... surtout lorsqu'il s'agit d'une école.

 

Elora Catset

Norden Star, 22 juillet 2006

Lien sur net-actuality

Commentaires

Ils ne sont pas foutus d'endiguer les vagues de téléchargements illégales sur le net, ils s'acharnent donc sur les miettes. Leurs méthodes s'apparentent à celles de la mafia, ils prélévent "l'impot" sur les petits. Des gamins qui entonnent une mélodie dans la rue sont poursuivis par les crapules de la Sacem.
L'anglicisme "racket" n'a jamais trouvé aussi bon usage.

Ecrit par : instit27 | dimanche, 23 juillet 2006

Je rappelle les consignes :

Téléchargez les merdes et achetez ce que vous aimez.

Ecrit par : GrOlAnD | dimanche, 23 juillet 2006

J'ai bien envie d'ouvrir Kazaa, comme ça, juste pour le fun, pour voir.

Je n'ai meme pas envie de venger l'école des petits bretons, non. Je veux juste rappeler les Sacemistes à la réalité. Celle qui leur échappe.
Tas de cons.

Ecrit par : DOWNLOAD | dimanche, 23 juillet 2006

Hihi, je rigole doucement en pensant à tout cet argent qui échappe à la SACEM à chaque fois que je télécharge de la musique sur Internet, c'est à dire presque tous les jours.

Si ce ramassis de crétins avait réussi à prendre le train des nouvelles technologies au lieu de rester scotché sur le quai faute d'avoir compris dès le début le formidable enjeu économique lié à l'apparition du format MP3 et du système d'échanges p2p, la SACEM n'en serait pas à devoir racketter des écoliers.

Mais, pour avoir voulu manger la totalité d'un gâteau dont elle n'aura finalement récolté que les miettes, la SACEM s'est laissée complètement dépasser. Désormais, le téléchargement GRATUIT de musiques sur Internet est passé dans les moeurs, et ce ne sont pas les lois absurdes votées récemment qui vont changer quoi que ce soit au système déjà en place. La SACEM a perdu la bataille depuis longtemps, elle doit se faire une raison. Echouée sur le rivage d'une époque qu'elle ne comprend plus, qu'elle n'a jamais compris, elle utilise ses dernières forces, son ultime pouvoir de nuisance, en s'en prenant aux enfants d'une école primaire... Pathétique!

Ecrit par : Deonoroth | lundi, 24 juillet 2006

S'ils voyaient le contenu de mon disque dur ils seraient malades. Et là je ne parle que du PC du boulot !!!
Téléchargeons mes amis, téléchargeons!

Ecrit par : téléchargeur | mardi, 25 juillet 2006

Tas de voleurs de la sacem !!

Ecrit par : M..de | vendredi, 28 juillet 2006

L'autre jour j'ai chanté sous ma douche, vous croyez qu'ils vont me poursuivre ?

Ecrit par : Mamamia | vendredi, 28 juillet 2006

Et bien moi j'ai pété dans mon bain. La sacem va peut être me demander d'acquitter les droits d'auteurs pour le dernier CD de la Star Academy ??

Ecrit par : enersto | vendredi, 28 juillet 2006

Méfies-toi enersto, avec ce gouvernement ils en auront bientôt le droit.

Ecrit par : OrlandO | lundi, 31 juillet 2006

Les commentaires sont fermés.