lundi, 09 octobre 2006
SARKOZERIE
SAFARI A CACHAN
Norden Star, septembre 2006
Les résidents du camp de réfugiés du gymnase de Cachan ont tenté cet après-midi de s'interposer lors de l'arrestation d'un père de famille pourtant parfaitement en règle, provoquant un début de guerre coloniale. La petite tentative d'intimidation du ministère de l'intérieur a rapidement tourné court lorsque des passants ont, contre toute attente, pris fait et cause pour les résistants.
Les incidents auraient éclaté lors d'un rabattage sur un père de famille par quatre policiers non loin du camp des indigènes. Répondant au réflexe de meute les autres occupants au gymnase auraient alors tenté de s'interposer pendant que les policiers recevaient le renfort d'une vingtaine de leurs collègues. Usant largement de bombes lacrymogène et de matraques ils n'ont pas employés leurs filets et aucun spécimen n'a pu être mis en cage.
Il n'y a pas eu de prélèvement sur l'espèce aujourd'hui, le safari s'est préparé à la légère. Nul doute que les préfets recevront des consignes plus fermes à l'avenir. L'usage de filets et de seringues hypodermiques sera peut-être recommandé.
Dans cette affaire l'impétueux Nicolas Sarkozy s'est encore une fois précipité. Le pompier pyromane s'était pourtant déjà brûlé les doigts lors des émeutes de novembre 2005. Après l'expulsion sans le relogement décent il passe à la phase suivante, l'expulsion des expulsés. Bienvenue dans le monde de raison de l'UMP.
Peachy Carnehan
Norden Star, 20 septembre 2006
Commentaires
Marre de Sarkozy et de son racisme latent !! Marre, marre, marre !
Ecrit par : Fred | mardi, 19 septembre 2006
Je peux vous le confirmer parce que j'y étais par hasard en tant qu'élu, c'était violent, très, très violent. J'ai vu des femmes enceintes frappées, gazées. Ce sont les pompiers et les badauds qui ont calmé les flics déchainés.
J'ai honte pour la France. Je préfére ne plus rien dire.
Ecrit par : A.Larieux | mercredi, 20 septembre 2006
Mais oui mais les crs et les flics peuvent agir impunement depuis que sarko squatte le ministere de l'interieur. Et dans nos banlieues ces meme flic provoquent et attendent la moindre réaction d'un jeune pour pouvoir taper...a ce rythme ca va finir en guerre civile il faut stopper tout ça
Ecrit par : kotédiwa | jeudi, 21 septembre 2006
C'est un peu long mais tres interessant :
Nicolas Sarkozy, l'intouchable ?
Par Nicolas Cadène, sa biographie
Notre ministre d'Etat est-il un intouchable ? « Un être que l'on
ne peut critiquer ou condamner » (définition classique) ?
La question mérite d'être posée, compte tenu du traitement
médiatique qui en est fait et de l'échéance prochaine.
Certes, nombre de citoyens s'insurgent contre notre ministre de
l'Intérieur. En revanche, les médias traditionnels (dans une
bien moindre mesure - et c'est heureux - au sein des nouveaux
médias entraînés par l'évolution technologique : Internet et le
« journalisme citoyen ») s'interdisent la critique et
s'autocensurent dès qu'ils craignent de porter atteinte à l' «
image » du président de l'UMP.
Paranoïa ? Comme l'a indiqué justement M. François Bayrou,
quelques grands groupes français (tels que Lagardère, Bouygues
et Dassault) du secteur industriel (notamment militaire et BTP)
possèdent la plupart des médias de l'hexagone.
Les autres sont en bonne partie gérés par le « service public »,
dont la gestion a été confiée entièrement à des proches de
l'Elysée, de la majorité parlementaire et donc de M. Sarkozy.
Notons que cette « délégation » se fait dans des proportions
inédites depuis l'ORTF (Office de radiodiffusion-télévision
française).
Pour exemples, l'amitié proclamée de Jean-Paul Cluzel (PDG de
Radio France) pour le président Jacques Chirac sur l'antenne de
France Inter ; l'importante médiatisation de Nicolas Sarkozy sur
les chaînes du service public (Il est le seul à avoir été invité
trois fois à l'émission « Cent minutes pour convaincre. »)
Cette « prise en main » va du quotidien régional à l'hebdomadaire
national, en passant par les plus grandes chaînes de télévision
et de radio.
Les groupes privés susvisés vivent essentiellement des commandes
publiques, c'est-à-dire payées par les contribuables français.
Quel est pour eux l'intérêt d'investir dans la presse qui est
largement déficitaire, si ce n'est de faire du lobbying et de
promouvoir leurs idées auprès de la population, pour ensuite en
tirer les bénéfices auprès du pouvoir mis en place ? Soulignons
que les déclarations de Serge Dassault lui-même vont dans ce
sens : « [Mon groupe doit] posséder un journal ou un
hebdomadaire pour y exprimer son opinion. »
Les dirigeants de ces entreprises sont tous, sans exception,
proches de Nicolas Sarkozy, qui est lui-même membre du
gouvernement actuel, qui décide des commandes publiques auprès
de ces entreprises.
« Proches », le mot est faible dans certains cas : M. Bouygues,
qui dirige la première chaîne de télévision, est le parrain du
fils de M. Sarkozy, MM. Lagardère et Etienne Mougeotte sont de «
grands amis ». Son « cercle » comprend également Michel Denisot
(directeur général adjoint de Canal+) et Marc-Olivier Fogiel.
Le peuple peut légitimement se demander si un des objectifs de M.
Sarkozy n'est pas de transformer l'espace médiatique en espace
publicitaire sarkozyste.
Soyons honnêtes, il peut également s'interroger sur l'intention
d'autres politiques, puisqu'un proche de Ségolène Royal
déclarait récemment : « Nous faisons comme Sarkozy, nous
cannibalisons l'espace médiatique. »
Mais Madame Royal n'a pas le « statut » de M. Sarkozy, ni ses «
mauvaises intentions ». Elle ne maîtrise pas les médias autant
que certains le pensent. Il est ainsi fort possible que sa
médiatisation soit en réalité souhaitée, voire parfois décidée,
par le ministre de l'Intérieur, qui voit peut-être en elle une
candidate « facile à battre ».
Une autre raison pour les médias et le ministre d'imposer un tel
« duel » : donner l'illusion d'un combat indiscutable afin de
faire taire les velléités de candidature dans son propre camp
(l'UMP). En effet, Michèle Alliot-Marie, Dominique Galouzeau de
Villepin et certains gaullistes acceptent mal la ligne
atlantiste et ultra-libérale (ligne bien divergente de celle du
général de Gaulle) du candidat « autoproclamé ».
Ligne atlantiste confirmée lors du voyage de « campagne
électorale » de Nicolas Sarkozy (payé par les contribuables
français) aux Etats-Unis, qui participe à une « glorification »
du président américain George W. Bush.
Les élections se font-elle en fonction des rapports
qu'entretiennent les politiques avec les médias, et non plus sur
la base d'idées ?
Qui connaît sérieusement les idées de fond de M. Sarkozy, si ce
n'est son thème de prédilection : « la rupture » ?
La rupture d'avec quoi ? Faut-il lui rappeler qu'il est ministre
d'Etat (et donc n°2), ministre de l'Intérieur et de
l'Aménagement du territoire, anciennement ministre de
l'Industrie, de l'Economie et des Finances, qu'il est en poste
depuis 2002, et qu'il dirige le parti majoritaire ?
Il lui serait difficile d'avoir un poste plus influent que le
sien actuellement. Mais il est évident que celui de président de
la République lui donnerait un pouvoir plus élargi, et surtout
la possibilité de modifier certains cadres institutionnels.
Par ses nombreux liens avec les médias, les milieux financiers et
d'affaires (M. Bernard Arnault - PDG de LVMH - fut le témoin de
son second mariage ; le frère de Nicolas Sarkozy, Guillaume, fut
un temps candidat à la présidence du MEDEF, syndicat
représentant le patronat), par sa diatribe et ses opinions
parfois, M. Sarkozy fait penser à M. Berlusconi.
Ce dernier connaissait cependant une légitime opposition de la
Justice (séparation des pouvoirs oblige) que nous ne connaissons
plus guère en France.
Je vous renvoie vers un autre de mes articles : « Le gouvernement
à l'attaque de l'indépendance de la Justice », tout en rappelant
la nomination en 2002 de M. Yves Bot, proche de Nicolas Sarkozy,
au poste de procureur général de Paris, afin de traiter avec
plus de complaisance les affaires du RPR. Dans le but d'empêcher
toute poursuite contre le président à la fin de son mandat, son
remplaçant pourrait être Laurent Le Mesle, directeur de cabinet
du Garde des Sceaux, ancien conseiller juridique de Jacques
Chirac.
Il faut souligner la quasi-impossibilité de « lire ou d'entendre
du mal » de M. Sarkozy dans les médias, même lorsque la
population s'offusque clairement d'une prise de position.
Dernièrement, l'on pouvait lire un article de Guillaume Durand
(journaliste réputé sérieux que l'on pourrait penser « centriste
» ou « gauche caviar ») dans Gala sur le mariage de Jean Reno :
loin de nous rappeler que le ministre avait promis de ne plus
parler de sa vie privée, l'article constitue une véritable
propagande pro-sarkoziste - sur cet évènement se déroulant aux
Baux-de-Provence, site totalement et illégalement « privatisé »
pour l'occasion - parlant de la « grande tendresse qui unit
Nicolas à Cécilia » à cette occasion ; alors même que tout un
chacun connaît le véritable état de leur couple : la rupture,
thème qui dans ce cas précis ne plaît pas à l'intéressé.
A tel point que lorsqu'il apprend la liaison de sa femme avec
Richard Attias, il fait pression pour que ce dernier soit démis
de ses fonctions au sein de Publicis Events, en faisant
notamment perdre le contrat d'exclusivité publicitaire qui liait
l'entreprise à l'UMP.
On a aussi pu constater que Robert Namias, directeur de
l'information de TF1, a été il y a peu nommé président du
Conseil national de la sécurité routière au sein du ministère de
M. Sarkozy.
Notons que la femme de M. Namias est la directrice de
communication de la première dame Bernadette Chirac pour
l'opération « pièces jaunes ».
Une telle information, qui n'est pas des plus anodines, n'a
pourtant pas été diffusée dans un seul média, si ce n'est
l'indépendant et notable Canard enchaîné.
Seul hebdomadaire aussi à avoir dévoilé l'intervention de Nicolas
Sarkozy pour empêcher la publication d'un livre de Valérie
Domain sur Cécilia Sarkozy chez First Editions en octobre 2005.
De même, il n'a pas paru « choquant » que M. Lagardère fasse
licencier M. Genestar, patron de la rédaction de Paris Match, en
raison d'un article parlant de la vie privée de M. Sarkozy,
malgré la censure décidée par ce même Alain Genestar (qui sans
doute espérait « se racheter ») d'une phrase de Yannick Noah
visant le ministre de l'Intérieur : « S'il passe, je me casse
».
Une fois de plus, seul le Canard a fait remarquer que le cabinet
d'avocats auquel est associé le ministre (« Arnaud Claude et
Nicolas Sarkozy », spécialisé dans le droit immobilier et
comprenant onze avocats) participe à des expulsions de
locataires pour des municipalités des Hauts-de-Seine (Puteaux,
Levallois-Perret), département dont il est toujours président.
Pour le journal, la fonction et les relations de Nicolas Sarkozy
auraient permis d'acquérir cette clientèle institutionnelle.
L'exercice de l'activité d'avocat et de ministre étant
logiquement incompatible, il n'exerce pas cette profession
pendant ses périodes d'activité gouvernementale, ce qui ne
l'empêche pas de toucher une part appréciable des profits de ce
cabinet : 241 000 euros en 2002.
Qui, dans les médias traditionnels, a rappelé les collusions
d'intérêts du ministre ? Le syndicat de la magistrature souligna
par exemple que depuis son poste de « ministre de l'intérieur,
il est le supérieur hiérarchique du préfet chargé de contrôler
la légalité des actes administratifs accomplis par le président
du Conseil général des Hauts-de-Seine... Nicolas Sarkozy ».
Enfin, quel grand média, lors des vingt ans de l'accident de
Tchernobyl ,dont la communication avait été abondamment
critiquée, a rappelé que M. Sarkozy était alors conseiller en
communication (justement) du gouvernement ?
Tout cela a un nom : la censure. C'est-à-dire la « limitation
arbitraire de la liberté d'expression de chacun ».
Ici, le terme « chacun » signifie les médias. Mais ce qui est
peut-être encore plus inquiétant est que cette désinformation
que nous subissons depuis des années a pour conséquence directe
le désintérêt porté par la majorité de la population pour les
faits politiques.
En effet, ce désintérêt est favorisé par des médias et certains
gouvernants qui transforment tous les combats politiques comme «
écrits d'avance » (cf. Traité constitutionnel européen et
aujourd'hui, le duel « Sarko-Ségo »)
De fait, parfois, même lorsque les médias diffusent une
information choquante, les citoyens ne sont plus toujours
réceptifs ni contestataires.
C'est là tout l'objectif des grands groupes et d'une certaine «
élite » représentée par M. Sarkozy.
Car qui peut croire que ce dernier représente l'ensemble de la
population française, et non une certaine « caste » ? Il fut
d'abord élu en 1983 d'une des villes les plus riches de France,
Neuilly, en prenant de court le prétendant en titre, Charles
Pasqua, alors hospitalisé pour une opération de hernie. En tant
que ministre, il a plaidé pour des avantages fiscaux offerts aux
plus aisés aux dépends des plus pauvres. Ses proximités
politiques dans les Hauts-de-Seine (le PIB par habitant est
trois fois plus élevé dans les Hauts-de-Seine que la moyenne
nationale) dont il est président sont également controversées.
Il est ainsi très proche de Patrick Balkany, élu UMP condamné
pour « prise illégale d'intérêt ». Son ancien mentor et témoin
de son premier mariage en 1982 (deux ans avant de rencontrer
Cécilia lorsqu'en qualité de maire de Neuilly, il la marie à
l'animateur de télévision Jacques Martin) Charles Pasqua, a été
impliqué dans de nombreux scandales de corruption.
M. Sarkozy parvient, alors même qu'il n'est pas (encore ?)
président de la République française, à contrôler la diffusion
de ces faits et déclarations et à en garantir la promotion ou la
non-propagation lorsqu'ils ne lui sont pas favorables. Plus
grave, il parvient à désintéresser la population et à la rendre
plus docile, en l'orientant sur de la « politique spectacle ».
Dernièrement, le ministre a mis en avant plusieurs personnalités
du « show-biz » : Jean-Marie Bigard, Johnny Halliday et Doc
Gyneco. La « présentation » de ce dernier a suscité l'irritation
de nombreux syndicalistes policiers pourtant réputés proches de
M. Sarkozy : « Ce n'est pas tant les propos tenus par Doc Gyneco
sur notre dos qui me choquent (NDLR : le « rappeur » déclamait
dans l'un de ces textes : «J'kiffe quand les keufs cannent »),
explique Bruno, officier de gendarmerie, mais le fait que la
politique soit désormais très proche du spectacle. Pourtant ce
sont deux mondes qui ne devraient rien à voir à faire ensemble.
On devrait se faire élire sur des idées, des programmes, des
valeurs, pas sur le copinage dans le show-biz, la capacité à
faire parler de soi. » (cf. Libération du 7 septembre 2006).
Auparavant, Nicolas Sarkozy avait choisi de s'afficher avec Tom
Cruise, pourtant prosélyte de la scientologie : une secte que le
ministère du candidat UMP (l'Intérieur) est censé combattre
Finalement, la proximité entre l'acteur et le politique est
évidente. La star d'Hollywood aime tout contrôler : on le
constate avec sa femme, Katie Holmes, privée, semble-t-il, de
toute action indépendante. Nicolas Sarkozy a cette même
obsession de contrôle permanent. Pour chacun de ses
déplacements, même les plus quelconques, en dehors de ses
fonctions, le ministre est entouré d'une armada d'agents de
police ou de CRS payés par ses concitoyens.
A propos de la vidéosurveillance, le ministre d'Etat se serait
exclamé : « Je veux tout voir et tout savoir ». Pour Jean-Pierre
Dubois, président de la Ligue des Droits de l'homme, « c'est le
signe d'une volonté de toute-puissance qu'expriment les jeunes
enfants avant qu'ils soient éduqués et socialisés. Une telle
exigence est inquiétante de la part d'un adulte au pouvoir.
Vouloir tout contrôler est une course folle : on n'atteindra
jamais les objectifs sécuritaires et on y laissera toute espèce
de liberté individuelle. »
Jusqu'où pourrait aller un « Nicolas Sarkozy président » ?
Ecrit par : kotédiwa | vendredi, 22 septembre 2006
Il s'en prend aux faibles mais aussi à ceux qui n'abondent pas dans son sens. Après les sans-papiers, les jeunes, etc, c'est au tour des magistrats d'être mis à l'index par l'agité de Neuilly. Nicolas Sarkozy, ministre d'état, ne respecte même pas le principe de séparation des pouvoirs en osant condamner le travail du pouvoir judiciaire.
Je le répète: cet homme est un danger pour notre démocratie.
Ecrit par : Octobre Vert | samedi, 23 septembre 2006
C'est sarkozy qu'il faut mettre en cage. A moins que les psychiatres qui se pencheront sur son cas après sa défaite de 2007 ne l'internent définitivement dans un asile de fous. Avec une camisole bien sanglée de préférence.
Ecrit par : Les amis du Lubéron | samedi, 23 septembre 2006
enculés de l'UMP ! Bientot le gibet pour vous !
Ecrit par : octobre | mercredi, 20 juin 2007
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