samedi, 30 décembre 2006
SURPRISE
SARKOZY CANDIDAT !
Norden Star, novembre 2006
SARKOZY CANDIDAT ou l'effet d'un pétard mouillé
C'était pourtant depuis 2002 un secret de polichinelle. Pour maintenir un minimum de suspense, il restait à savoir comment le maître de l'UMP allait révéler aux Français "la bonne nouvelle". Là aussi le secret a vite été éventé. Pour toucher, en même temps, un maximum de personnes (sic), l'actuel ministre de l'Intérieur a proposé à 60 titres de la presse régionale de reprendre un entretien à paraître aujourd'hui.
Hélas pour lui, cet effet d'annonce n'a pas résisté au hacking, au piratage. Hier en fin d'après-midi, date de l'anniversaire de Jacques Chirac (74 ans) , le quotidien Libération a opportumément et judicieusement publié sur son site l'interview dans laquelle Nicolas Sarkozy déclare officiellement sa candidature. Un début de campagne qui fait "pchitttt".
Abracadabrantesque, n'est-ce pas ?
SUR LE FOND
Sur le fond, le Sarkozy ne fait pas de grandes révélations.Le ton est même sobre et posé.
Tout d'abord, il veut établir 'une nouvelle relation avec les Français'. "Une relation qui repose sur la confiance et le respect." (sic) Quel est son but pour la France? Manifestement, elle est à la hauteur de ses propres ambitions. "Faire de la France le pays où tout peut devenir possible", pour parioder Ronald Reagan. Ou encore avec une autre formule forte: "La nation française sera à nouveau un exemple dans le monde."
Nicolas Sarkozy inscrit également sa candidature dans la fidélité à certaines valeurs de la droite. "J'aime mon pays, je crois aux vertus du travail, du mérite et de la récompense." Un beau message pour le MEDEF.
Déjà trop tard ?
Qu'est-ce qui le distingue alors des autres politiciens? "Je ne suis pas un conservateur car je crois au mouvement". Et sans s'en prendre directement à Ségolène Royal, le candidat Sarkozy annonce la couleur: "Le PS a choisi l'immobilisme. Je veux incarner le mouvement".
Comment ? Par l'auto-proclamation? Par la rupture?
Manifestement, le nouveau candidat préfère mettre un bémol à ses déclarations antérieures. Terminé pour l'instant la racaille et le Karcher quand une institutrice vient faire lui faire la leçon.
Certes, il veut "rompre avec une façon de faire la politique" mais dans le même temps, il se garde bien d'attaquer l'omnipotent Jacques Chirac en proposant simplement un évasif "autre chemin". Terminée la rupture ? Nicolas Sarkozy fait alors patte de velours en annonçant qu'il ne "considère personne comme un adversaire." Mieux encore, il finit son entretien en souhaitant à Jacques Chirac "d'être heureux". Un peu comme l'hommage du vice à la vertu.
Que faut-il retenir de cette interview de candidature?
Nicolas Sarkozy a choisi de prendre de la hauteur, une bonne idée pour lui qui reste si petit face aux géants du gaullisme historique qui le cernent. Il édulcore ses positions atlantistes et libérales. Le bougre veut se faire élire et éviter de choquer un électorat qui ne connait de l'amérique que la famille Ewing et le cow-boy Bush. En réaction au phénoméne Royal le personnage semble vouloir assagir avec, sans doute, en tête l'idée de ratisser large. Mais n'est-il pas trop tard?
Commentaires
BYE BYE Sarko
Écrit par : la crampe | jeudi, 30 novembre 2006
Pour une surprise, c'est une surprise!
Écrit par : Caroline | dimanche, 03 décembre 2006
Il nous aura vraiment surpris ce type ! Un vrai magicien :-)))
Écrit par : Dan | lundi, 04 décembre 2006
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