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lundi, 02 avril 2007

SARKOZY SUR TF1


 

Naviguant en solitaire, il a profité de « J'ai une question à vous poser », nouvelle émission politique mettant face à face un candidat et 100 français soigneusement choisis par les Renseignements Généraux, pour faire valoir ses droits et son programme.

 

medium_sarkotf1.6.jpgNicolas Sarkozy, debout au parloir, costume sombre et cravate sans mickeys, a probablement gagné des points, lundi 5 février 2007. Le concept même de l'émission le favorisait : cet excellent orateur, maître de ses mots, ne pouvait qu'apprécier l'idée de présenter, points après points, questions après questions, les grands traits de son ambition présidentielle, sans réel opposant pour lui barrer la route. Oh, il y a bien eu cet étudiant tremblant aux cheveux défroqués, le taquinant sur son scooter, ou bien cet homme l'invectivant sur sa supposée homophobie, mais dans l'ensemble Sarkozy n'a guère été gêné.



medium_Sarkotf1.7.jpg « Après l'interdiction de fumer dans les lieux publics, y aura-t-il d'autres lois antilibertaires, monsieur Sarkozy ? » lui demande un homme. On ne sera jamais la réponse, le ministre de l'intérieur l'éludant par une anecdote rurale sur les dangers de la cigarette, insistant sur le tabagisme passif ou sur les affres du cancer. Certes, certes... On a ainsi pu constater à plusieurs reprises que Nicolas Sarkozy, quand il ne souhaite pas entrer dans les arcanes d'une réponse, détourne l'attention en maniant l'anecdote, généralement sur la vie quotidienne des français. Parlons français, ce sont ce qu'ils sont. Il s'est par exemple lancé sur une dissertation sur l'amour et le désir (l'amour c'est pour la vie, mon bon monsieur, alors que le désir...), sur le souvenir d'une phrase prononcée par un gamin three years ago ou encore sur l'évocation zolacienne de la journée d'une femme qui enchaîne travail, heure de métro, enfant et courses. Au passage, parmi les - trop ? - nombreuses questions posées, aucune ne lorgnaient du côté des relations internationales : la joute restait franco-française.



Une jeune femme d'origine algérienne, 29 ans, l'interpelle, choquée par un des propos du ministre concernant « les moutons égorgés dans les appartements », il est vrai particulièrement déplacé. Hakim, 25 ans, a du mal à se sentir français : l'attitude des policiers est insultante, humiliante. Sarkozy se montre bienveillant : il promet « des sanctions ». Pour l'exemple ? Mais concernant le problème de la discrimination en général, que compte-t-il faire ? Mystère.



medium_Sarkotf1.5.jpg Qu'on aime ou pas Sarkozy, il faut reconnaître qu'il a le don de bien connaître la majorité des dossiers, de parler de la pluie ou du beau temps avec autant d'aisance qu'un coiffeur, de sauter du coq à l'âne sans glisser sur la barrière. On aurait bien aimé que PPDA le relance plus souvent, soit plus incisif : hélas, le moulin à poivre semblait rouillé. Du mal à s'affirmer, à exister. Plusieurs fois au cours du spectacle, il veut couper le candidat UMP, mais celui-ci ne l'entend pas de cette oreille et continue ses évangiles. Ce système de question/réponse est pernicieux : il permet au candidat de s'exprimer, mais sans adversité, ou bien une adversité que contrôle Sarkozy. Ses détracteurs ont la fâcheuse tendance d'hausser le ton, de paraître agressif, ce qui fait son jeu. Pour que chacun puisse interroger le ministre, impossible de créer un échange sur la durée : à trop vouloir parler de tout, on finit par parler de rien, par parler de ce que souhaite l'invité. Etait-ce le but ? 

 

Les cahiers de doléances se poursuivent : un autre homme n'a pas vu son fils depuis 2 ans ; il se lance et demande au ministre d'intervenir. « Je ne peux pas, c'est à la justice de décider ». Déception. Une viticultrice l'appelle. Jeu de séduction, stoppée par l'intervention d'un cow-boy, viticulteur lui aussi, mais beaucoup moins sexy. Un panéliste l'invite à prendre un verre après l'émission : Sarkonenbourg accepte, bon gré mal gré. Un calque de Vincent Delerm compare la France à une monarchie : « deux mandats, c'est trop », répond Nicolas. Peu après, un chauve, probablement ancien bassiste d'Iron Maiden, qui bafouille dans sa propre mélasse orale, suivi d'une blondinette de 20 ans, célibataire, dont la question m'a de ce fait échappé : pas grave, Sarkozy déroule, il fait le débat. Il est le débat.

 

 

Professeur Whitman  www.myblack.org
Norden Star, 15 février 2007

 

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GUERRE AU NORDENSTAR

 

 

Commentaires

Ah ! Nicolas... on l'aime bien...
Et pour ceux qui l'aiment moins, voici une anti-berceuse électorale qui mérite le détour :

http://www.pascaleborel.fr/copains.htm

Ecrit par : Fifi | jeudi, 15 février 2007

C'est surtout plus facile quand on a placé ses pions à la tête des principaux médias, quand les amis du MEDEF sont propriétaires des organes de presse. Dans ces conditions, s'y on ajoute l'emploi des renseignements généraux et des moyens de l'Etat, on peut briller et tromper les Francais. Il y a du Goebels chez Sarkozy.

Ecrit par : BANGA PARIS | jeudi, 15 février 2007

Nicolas SARKOZY est le meilleur par rapport à tous les autres réunis.
Vivement les élections.

Ecrit par : MEDINA | jeudi, 15 février 2007

Oui, Médina, le meilleur candidat pour le Medef. Pour Laurence Parisot et les fonds de pension.

Es-tu membre du Medef Médina? Payes-tu l'impôt sur les grandes fortunes ? Si ce n'est pas le cas je t'invite à lire et comprendre le programme de Nicolas Sarkozy.

la pantomime quotidienne de Sarkozy, avec la complicité de certains médias à sa botte, n'a d'autre but que de tromper les électeurs. Du pain et des jeux, des paroles et du vent.

Qui peut sincèrement croire que Nicolas Sarkozy privilégiera les ouvriers, les employés, les salariés, les artisans au détriment de ses amis du Medef dont son propre frère est membre?

Usage des moyens de l'État à son profit, corruption intellectuelle, menace, désinformation, violence. Telles sont les méthodes de Nicolas Sarkozy, digne héritier du conseil général des Hauts de Seine de Charles Pasqua.

Demain, à moins d'une prise de conscience citoyenne, vous vivrez ces méthodes au quotidien. Demain sera pire.

Vive la République, vive la France.

Ecrit par : SAINT DENIS | vendredi, 16 février 2007

Saint Denis /
SVP détendez de votre nuage laissons le Diable et les Anges s'arranger entre eux
nous somme encore sur terre que je sache ,quand à Monsieur Sarkozy il ne crache pas sur les riches parce qu'il est lui même riche ,par contre Madame Ségolène elle aussi est riche mais elle et son compagnons crachent dans la soupe des riches Qui devons nous croire ,ne croyez-vous pas qu' il vaut mieux avoir l'original que la copie

Ecrit par : cavaliere | mercredi, 21 février 2007

Cavaliere, je pense qu'être de gauche quand on est riche ou instruit nécessite un effort intellectuel que les partisants de l'UMP ne sont pas en mesure de produire.

Il est plus facile de se satisfaire de son sort et de ceux qui nous ressemblent que de se faire révolte et d'ouvrir les yeux sur le sort des moins nantis qui ne nous ressemblent pas.

Ecrit par : Garde Républicaine | jeudi, 22 février 2007

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