lundi, 18 juin 2007
PORTRAIT: FRANÇOIS FILLON
Courage, Fillon! Norden Star, mai 2007
Génétiquement François Fillon, notre nouveau "bien aimé" Premier ministre ne pouvait terminer qu'à la droite de Nicolas Sarkozy. Né avec une cuillère en argent dans la bouche ce fils de notaires vendéens a bénéficié d'une scolarité précieuse au sein du très conservateur lycée privé Notre-Dame de Sainte-Croix du Mans. Il fallait au moins cet investissement pour effacer la tâche de la roture face à ces nobliaux de province prétentieux qui faisaient alors la pluie et le beau temps dans la région. La République a le mérite d'offrir sa chance au plus riche face au mieux né, il l'aura saisie.
Évidemment peu de chance après un tel cursus qu'il s'engage auprès de la LCR à défendre les démunis et les plus humbles. On le comprend, quel intérêt à s'imbiber des valeurs et des mimiques de l'aristocratie si ce n'est pour entrer dans le grand monde ? Ce sera donc le RPR et une élection de député après des études de droit. En 1981 il devient ainsi le plus jeune député de l'Assemblée nationale.
Pendant 20 longues années il ne fera pas de vagues jouant le rôle de "député transparent", laissant le pouvoir aux "chefs des groupes parlementaires", paradant dans sa circonscription à la recherche d'une réélection. Tout juste remarque-t-on qu'il a fondé et présidé l'éphémère association France.9, un club de réflexion dont l'inanité et le peu d'influence ont fait le régal de ses détracteurs qui l'ont affublé du fameux sobriquet "courage Fillon !" A l'époque le François avait encore une réputation de Gaulliste social. Comme le temps passe vite.
En 2002 c'est l'attendue divine surprise. Sa proximité avec Philippe Séguin, son acharnement à devenir quelqu'un et l'influence de ses réseaux lui offrent un poste de ministre des Affaires sociales dans le gouvernement Raffarin. On lui doit la fameuse réforme des retraites qui porte son nom. A l'époque il n'était plus question de faire la leçon aux sang-bleus de Vendée mais bien d'en imposer à ces crânes d'oeufs de l'ENA.
Auréolé par sa victoire idéologique sur les syndicats il est promu ministre de l'Éducation nationale en mars 2004. Mais là, c'est le drame. Lui qui était si fier de claironner sur tous les plateaux de télé que la droite ne reculerait plus face à "la rue" le voilà se ramassant lamentablement sur une autre réforme qui suscite des mouvements de protestation massifs chez les lycéens durant le printemps 2005. Il abandonne la partie de la réforme concernant le Baccalauréat et fait profil bas. Courage, Fillon.
Après la débâcle chiraquienne du référendum sur le Traité constitutionnel européen et la démission du sinistre Jean-Pierre Raffarin, il est éjecté comme un malpropre du gouvernement Villepin. Furieux, il déclare dès le lendemain dans un article du Monde du 3 juin 2005 "quand on demandera ce qu'il reste de Chirac on ne se souviendra de rien, sauf de mes réformes", ben voyons. Tel un Eric Besson il annonce alors sa mise en campagne en faveur de Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle de 2007 : "Ils ont fait de moi le directeur de campagne de Sarkozy".
Casse-cou, amateur de courses de voitures, rentre-dedans, carriériste, converti au libéralisme le plus cinglé qui puisse être, propriétaire d'un luxueux château dans la Sarthe (à défaut d'un yacht) il avait tout pour plaire à Sarkoléon. Bonne chance quand-même...
Hubdesup
Norden Star, 18 mai 2007
Commentaires
Elle est belle la rupture...
Écrit par : cosak | vendredi, 18 mai 2007
Avec vous son état de grace n'aura pas duré longtemps. Enfin il vaut mieux être prévenu que d'être pris au dépourvu.
courage Fillon !!!
Écrit par : lorien62 | vendredi, 18 mai 2007
moui. Avec lui tout va devenir possible. J'ai bien aimé le fil info "Villepin lui a-t-il transmis les codes de la frappe sociale ?"
Avec de la chance il sera le Fillon modéré d'avant.
Le blème c'est que nous sommes dans la France d'après....
Écrit par : Pierre-François | vendredi, 18 mai 2007
Vous ne me ferez pas croire que cet individu saumâtre ne porte pas une perruque.
Écrit par : G... | vendredi, 18 mai 2007
Mdr, c'est pas faux de dire qu'il est le type le plus mal coiffé depuis Jerry Lewis !!
;-)
Écrit par : octavien | vendredi, 18 mai 2007
...il est coiffé comme Adolf Hitler...
Écrit par : C.H. de Gardierre | vendredi, 18 mai 2007
Je vous vois venir. Ce n'est pas parcequ'il n'est pas beau qu'il faut lui jeter la pierre. Il a peut-être de l'humour.
Écrit par : Uthu | vendredi, 18 mai 2007
Depuis jeudi il inaugure les kermesses pendant que le nain fait de la politique de terrain. Avec Sarko le premier ministre devient un simple monsieur Loyal du gouvernement.
Écrit par : ccc | samedi, 19 mai 2007
Il ne sert à rien, c'est Sarko qui va faire tout le boulot...
Écrit par : hector | mardi, 22 mai 2007
grrrr
Écrit par : grrr | vendredi, 25 mai 2007
Avec ce filou de Fillon ,il va enfin prendre sa revanche sur Chirac ,mais le probléme ,c'est encore nous le peuple qui allons payer les frais de leur mésentente.
Je ne me fais pas d'illusion cela sera comme avec Chirac mais en pire.........
Écrit par : frederick | samedi, 26 mai 2007
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