mardi, 04 septembre 2007
RENTRÉE 2007
C'est parti pour le temps des marronniers. Ce mardi 878.947 enseignants pour 12.068.200 élèves de la maternelle à la terminale (soit 13,73 têtes blondes et/ou à casquette par prof) et leur patron Xavier Darcos font leur rentrée. Le discret ministre de l'éducation nationale, diablotin des cercles inférieurs dans l'enfer gouvernemental du maître Sarko, a connu son quart d'heure de gloire médiatique annuel. En déplacement au collège Anne-Frank de Roubaix, sapé comme un VRP des pompes funèbres, Darcos a déclaré devant la presse et le correspondant du Nordenstar vouloir "avancer assez vite" sur la suppression du samedi matin à l'école primaire. Un simple "projet au stade de la réflexion", selon lui. Bigre, quel choc, il fallait au moins cette déclaration d'intention pour exister dans un espace médiatique phagocyté par qui vous savez.Pas comme à Beslan
L'émotion passée on se doutait bien à sa mine ténébreuse qu'il ne se contenterait pas de répandre de la poudre de perlimpinpin sarkozienne aux journalistes présents. On l'attendait sur autre chose, sur l'essentiel. Reprenant son souffle Xavier Darcos a finalement lâché le morceau devant les journalistes présents, soit l'énième confirmation de la suppression de 11.200 postes prévue au budget 2008. Rumeurs dans la petite salle. Le ministre se tait, comme gêné. Après un instant de flottement il lève les yeux au ciel et reprend déterminé "c'est un chiffre dérisoire, ce n'est que 0,8 % de la masse, l'épaisseur du trait". On rigole dans le fond de la classe.
Quand on lui fait remarquer qu'au même moment à Paris Bertrand Delanoë fait sa rentrée avec 28 écoles et 4 collèges construits le ministre ne pipe pas un mot. Vite, il est temps de rejoindre l'ombre des cercles inférieurs. La lumière c'est surtout bon pour le patron et pas pour les créatures de rang mineur. "Courage Fillon" et "bonne chance mon papa". A défaut de grèves massives puisse-t-il au moins nous éviter une rentrée de type Beslan.
L'émotion passée on se doutait bien à sa mine ténébreuse qu'il ne se contenterait pas de répandre de la poudre de perlimpinpin sarkozienne aux journalistes présents. On l'attendait sur autre chose, sur l'essentiel. Reprenant son souffle Xavier Darcos a finalement lâché le morceau devant les journalistes présents, soit l'énième confirmation de la suppression de 11.200 postes prévue au budget 2008. Rumeurs dans la petite salle. Le ministre se tait, comme gêné. Après un instant de flottement il lève les yeux au ciel et reprend déterminé "c'est un chiffre dérisoire, ce n'est que 0,8 % de la masse, l'épaisseur du trait". On rigole dans le fond de la classe.Quand on lui fait remarquer qu'au même moment à Paris Bertrand Delanoë fait sa rentrée avec 28 écoles et 4 collèges construits le ministre ne pipe pas un mot. Vite, il est temps de rejoindre l'ombre des cercles inférieurs. La lumière c'est surtout bon pour le patron et pas pour les créatures de rang mineur. "Courage Fillon" et "bonne chance mon papa". A défaut de grèves massives puisse-t-il au moins nous éviter une rentrée de type Beslan.

Jack Sparrow
Norden Star, 4 septembre 2007


Commentaires
bonne chance, il va en avoir besoin
Ecrit par : aaron | mardi, 04 septembre 2007
Marrante l'actualité. Le jour ou on apprend que les "travailleurs" de France sont les plus productifs du monde à égalité avec les américains et loin devant les "terribles" chinois on veut nous faire croire que c'est en "saccant" les services public que tout ira mieux. Je me demande ou vont les gains de productivité. Pas dans le pouvoir d'achat ou l'embauche des chomeurs en tout cas.
Adieu l'école, adieu EDF-GDF. Et bientôt adieu la Poste et votre santé, les gens.
Ecrit par : Claude | mardi, 04 septembre 2007
Jusqu'ici tout va bien,
jusqu'ici tout va bien,
jusqu'ici tout va bien...
Ecrit par : L Lavardin | mercredi, 05 septembre 2007
et lavardin, l'important c'est pas le chute. C'est la réception !
Ecrit par : routekeu | mercredi, 05 septembre 2007
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