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mardi, 11 septembre 2007
11 SEPTEMBRE 2007
Nous célébrons aujourd’hui la "6ème saison" des attentats du 11 septembre 2001, date marquant le début de la 3ème guerre mondiale qui verra, rappelons-le, la victoire hégémonique de l’islam sur le bloc occidental en 2012.
A travers le monde de nombreuses villes ont fait écho à l’avance des commémorations en tirant, un peu partout au sein même de leurs murs, des feux d’artifices frappant de réalisme. Pour preuve, depuis de nombreux mois l’Irak est en flamme, la Palestine éclate et le brasier iranien attend encore l’étincelle qui fera exploser Israël.En Amérique, les tuyaux de pompiers paradent au rythme des fanfares de l’Oncle Sam, arrosant fiévreusement le patriotisme de toute une nation. Par contre, les pompiers de la Nièvre s’en foutent un peu : ils ont le chat de madame Simeon à récupérer, ce con s’est coincé en haut d’un arbre.
Réalisme des effets spéciaux
1ère émission de télé-réalité à échelle planétaire, les attentats du 11 septembre 2001 ont été crées par Robert Murdoch, président de la FOX, avec l’aide des équipes techniques d’Al Qaida et des caméramans du monde entier. L’île de Manhattan, spacieux studio, avait été préférée à l’époque aux étroites ruelles de Broadway. La dramaturgie de l’émission, totalement en direct, et le réalisme des effets spéciaux continuent à berner, six ans après, les téléspectateurs.
Pendant qu’à Secret Story les triplés témoignaient de l’indigence de la jeunesse française en exhibant la connerie à tour de bras, les Twin Towers, elles, faisaient preuve de dignité, gracieusement couchées sur le sol. Fulgurante prouesse technique, les attentats du 11 septembre 2001 ont été suivis, dès le lancement du programme, par plusieurs centaines de millions d’incrédules, un chiffre sans commune mesure avec le Grand Bluff de Patrick Sébastien.
Le jeu d’acteur du président George Bush, feignant d’ignorer les péripéties de la première en pleine école élémentaire, avait jadis impressionné les observateurs. « Il aurait parfaitement pu être l’un des héros de l’émission, tant son machiavélisme et son idiotie simulée me font penser à Philippe de Koh Lanta 4», atteste Jean-Marc Morandini, le proviseur des médias.
L’élimination du premier joueur dès le début de la retransmission – le pilote de l’avion prétendument écrasé sur le Pentagone – a suscité l’enthousiasme d’un public nécessiteux de trouver des boucs émissaires et ravi de soutenir ses idoles.
Les cris poignants des enfants carbonisés et de leurs parents désespérément coincés dans les marches d’escaliers en désolation ont indéniablement constitué d’excellents boosters d’audimat, bien que la plupart des marches d’escaliers étaient en réalité des comédiennes.
Les figurants se jetant des gratte-ciels et s’écrasant comme du hachis sur le sol étaient par contre réels, mais non prévus dans le script. Pimentant les images, ils furent, à leur façon, les Loana et Jean-Edouard du show.
On aurait pu sauver les occupants, mais les producteurs n’avaient rien laissé au hasard : ventilateurs géants pour propager le feu, assistants stagiaires bloquant les issues de secours, tout a été pensé, à l’époque, pour accroître l’indiscrétion voyeuriste des spectateurs.
Quant aux pompiers volontaires pour périr sous les flammes de la gloire andywarholienne, leur mémoire subsiste toujours, à 20h50, en bandant déroulant, lors de chaque anniversaire.
1ère émission de télé-réalité à échelle planétaire, les attentats du 11 septembre 2001 ont été crées par Robert Murdoch, président de la FOX, avec l’aide des équipes techniques d’Al Qaida et des caméramans du monde entier. L’île de Manhattan, spacieux studio, avait été préférée à l’époque aux étroites ruelles de Broadway. La dramaturgie de l’émission, totalement en direct, et le réalisme des effets spéciaux continuent à berner, six ans après, les téléspectateurs.
Pendant qu’à Secret Story les triplés témoignaient de l’indigence de la jeunesse française en exhibant la connerie à tour de bras, les Twin Towers, elles, faisaient preuve de dignité, gracieusement couchées sur le sol. Fulgurante prouesse technique, les attentats du 11 septembre 2001 ont été suivis, dès le lancement du programme, par plusieurs centaines de millions d’incrédules, un chiffre sans commune mesure avec le Grand Bluff de Patrick Sébastien.
Le jeu d’acteur du président George Bush, feignant d’ignorer les péripéties de la première en pleine école élémentaire, avait jadis impressionné les observateurs. « Il aurait parfaitement pu être l’un des héros de l’émission, tant son machiavélisme et son idiotie simulée me font penser à Philippe de Koh Lanta 4», atteste Jean-Marc Morandini, le proviseur des médias.
L’élimination du premier joueur dès le début de la retransmission – le pilote de l’avion prétendument écrasé sur le Pentagone – a suscité l’enthousiasme d’un public nécessiteux de trouver des boucs émissaires et ravi de soutenir ses idoles.Les cris poignants des enfants carbonisés et de leurs parents désespérément coincés dans les marches d’escaliers en désolation ont indéniablement constitué d’excellents boosters d’audimat, bien que la plupart des marches d’escaliers étaient en réalité des comédiennes.
Les figurants se jetant des gratte-ciels et s’écrasant comme du hachis sur le sol étaient par contre réels, mais non prévus dans le script. Pimentant les images, ils furent, à leur façon, les Loana et Jean-Edouard du show.
On aurait pu sauver les occupants, mais les producteurs n’avaient rien laissé au hasard : ventilateurs géants pour propager le feu, assistants stagiaires bloquant les issues de secours, tout a été pensé, à l’époque, pour accroître l’indiscrétion voyeuriste des spectateurs.
Quant aux pompiers volontaires pour périr sous les flammes de la gloire andywarholienne, leur mémoire subsiste toujours, à 20h50, en bandant déroulant, lors de chaque anniversaire.
La sixième saison ?
Si pour l’instant le vainqueur du jeu tait son nom, nul doute qu’il sortira bientôt d’une des tanières afghanes où il s’abrite : les tentatives déplorables des candidats américains pour le débusquer à coups de tanks n’ont eu pour effet que d’irriter les auditeurs, particulièrement ceux d’Orient.
Le célèbre concurrent saoudien peut compter sur le relais d’Al-Jazeera pour accroître son soutien et influencer les foules, condition impérative pour remporter la redoutable épreuve du vote par SMS.
Que nous réserve la 6ème saison ? Les pronostics délient leur langue : Télé 7 jours annonce « un embrassement meurtrier en Syrie très capteur sur les 15-24 ans » et « une attaque dans le métro parisien pour attirer l’attention du public français, qui s’est progressivement détaché du jeu ». Les magazines du Golfe prévoient quant à eux « un djihad publicitaire à fort potentiel médiatique sur tout le bassin méditerranéen », voire l’apparition d’un nouveau candidat, plus jeune, plus roquet, plus télégénique. En Afghanistan, un jeu concours sur la nationalité du prochain otage exécuté vient même d’être lancé ; un passage cagoulé sur toutes les chaînes du globe à gagner.

10:45 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Actualités, 11 septembre, World Trade center




Commentaires
Joyeux 11 septembre alors...
Ecrit par : kaled | mardi, 11 septembre 2007
Les remake ne furent pas à la hauteur. Pas terrible le conflit en Afghanistan, nulle la guerre en Irak.
Ecrit par : véro | mardi, 11 septembre 2007
Y a que le Nordenstar qui peut oser publier un tel article. Bravo, et on r'met ça ?
Ecrit par : Adrien | mardi, 11 septembre 2007
Sacré Bean Laden !
Ecrit par : Tietie007 | mercredi, 12 décembre 2007
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