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mardi, 08 avril 2008

FLAMME OLYMPIQUE : Chronologie des événements


 

 

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C'est au pied le Tour Eiffel et au cri de "Liberté pour le Tibet", que le président des élus Verts au conseil de Paris (un géant de deux mètres) fut le premier à tenter d'arracher la flamme à son premier porteur, l'athlète français Stéphane Diagana. Coups de matraques, interpellations, panique chez les badauds. Ca commence bien.

 

MATRAQUAGE DE BIENVENUE

1252637816.jpgLe Barnum reprend sa route mais cent mètres plus loin un groupe de tibétains surgit du diable vauvert et se jette sous les roues des motards pour bloquer le cortège. Re-matraquage et vingt minutes de retard sur l'horaire.

On évacue de nouveau et on tente de repartir mais un grand-père, au premier abord inoffensif, bondit tel un diable et ceinture Stéphane Diagana. Un policier en rollers les sépare et fait la leçon au septuagénaire. Peu après, quatre joggers déguisés en Coluche sont interpellés alors qu'ils tentent de ralentir la progression de la torche. Ils sont frappés puis embarqués.

 

UN EXTINCTEUR

2009699784.jpgLa flamme quitte enfin les quais de Seine mais les incidents se multiplient. Des bombes à eau sont lancées depuis les étages des hôtels particuliers, un homme "armé" d'un extincteur est plaqué in-extrémis au sol. Profitant de la cohue une jeune fille parvient à subtiliser la torche et à parcourir quelques mètres sous les hourras avant d'être maîtrisée par les CRS. C'en est trop, le flambeau est monté dans un bus de la sécurité et le relais à pied est interrompu. Au loin on aperçoit la Tour Eiffel sur laquelle est déployée le drapeau à menottes de Reporters sans frontières. Un officiel chinois peste devant le spectacle.

Sur le trajet triomphant du bus olympique les flics de Sarko s'énervent, ils arrachent les drapeaux tibétains des mains des manifestants. Apparaissent alors les étudiants chinois réquisitionnés par leur ambassade en brandissant le drapeau rouge de leur pays. Eux sont protégés de la population parisienne par un triple cordon de CRS. Les huées s'intensifient et la police dépassée en vient à frapper tout ce qui n'est pas made in china, passants et touristes compris.

 

JOURNALISTE FRAPPÉ

678989769.jpgA quelques pas de France Télévision le relais reprend avec une athlète handicapée dans son fauteuil roulant. Si les autorités voulaient attendrir l'opinion c'est raté. La foule reprend ses assauts sur la flamme et la malheureuse porteuse est assaillie de toute part. On se jette par la gauche, par la droite, par-derrière. Bientôt il n'y a plus assez de policiers pour la protéger. Un journaliste de France 2 est blessé par un flic alors qu'il filme la scène. Il est mis à terre et frappé à la tête avant de perdre connaissance. Avant de s'effondrer il a pu saisir des images de son agresseur en képi qui sera interrogé ce mardi par l'Inspection générale des services (IGS).

En urgence et sous les insultes on remonte dans le bus jusque chez France Télévision car David Douillet attend depuis trop longtemps. Sur le parvis le judoka s'impatiente. Il ne sera pas déçu. A peine a-t-il pris le relais qu'un organisateur chinois le stoppe net pour éteindre la flamme sous son nez de médaillé d'or. Question de sécurité.  Douillet n'en croit pas ses yeux, lui qui s'était tant battu pour imposer le badge pourri "un monde meilleur"... Il grogne et interpelle en vain un responsable. Le monde meilleur sera pour plus tard.

 

LE POMPON

La farce se poursuit en bus jusqu'au stade de Charlety, point final de l'odyssée. Sur le trajet c'est le pompon en passant devant l'Assemblée nationale. Une quarantaine de députés de tous bords, UMP, PS, Centristes et Communistes manifestent sous une banderole "Respect des droits de l'Homme en Chine". Cette fois les flics de Sarko n'osent pas charger les fauteurs de trouble. La fatigue assurément. Fin de l'aventure, vivement les jeux de 2012!

 

 

Cet article du Nordenstar est également relayé par Google News France, le portail de l'information. Jeter un oeil ici

 

 

Valentine Lucas
Norden Star, 8 avril 2008

a7810b51bfb65360fb47fe9f52cc1d8d.jpgDEVENEZ CORRESPONDANT DE

GUERRE AU NORDENSTAR

 

Commentaires

Affligeant. Digne de la Chine elle-même.
Ou sommes-nous aujourd'hui, en France ou en dictature? Quand on voit quelle clique est au pouvoir on comprend mieux ce qui se passe ici.

Ecrit par : Jjickel | mardi, 08 avril 2008

n'oublions pas que les policiers sont les derniers de classe qui étiaient forts en sport. C'est pour ca que les flics dfndent le cio

Ecrit par : Waf! Waf! | mardi, 08 avril 2008

Cela dit je signale juste que ce n'est que le dispositif "normal" lors de toute visite d'un chef d'état "démocrate" dans notre pays. Je me rappelle d'une visite du chef d'Etat chinois il y a entre 5 et 10 ans où les manifestants pro-Tibet avaient fini au trou pour avoir manifester avec les mêmes drapeaux confisqués hier.
Maintenant le plus grave c'est qu'il ne faut pas croire que des leçons vont être retenues. Les Jeux Olympiques sont une telle manifestation qu'ils ne peuvent être QUE politiques et commerciaux. Vous en doutez ?
Connaissez vous la merveilleuse petite bourgade de Sotchi ? Une cité de quelques 350 000 âmes sur les bords de la mer noire ?
Et là vous vous dîtes "Il est où le rapport ? Il nous pète une durite en direct le GweG. Le voilà transformer en maître de conférence de Géographie..."
Le rapport il est tout simplement que cette ville accueillera les JO d'Hiver de 2014. Petit cadeau du CIO à notre ami le démocrate Vladimir Poutine. Ce que subissent les Tibétains par les Chinois à côté des Tchétchénes par les Russes, c'est le Club Med !

Autre point que j'aurais aimé aborder. Ça me gène quand même aux entournures qu'on donne des leçons de Droits de l'Homme. Certes notre régime est plus "humain" que celui qui sévit en Chine. Néanmoins notre comportement avec les étrangers (on peut parler de xénophobie d'Etat), les centres de rétention administratif, les étrangers qui risquent leur vie pour éviter un simple contrôle de routine, les média qui éclairent les faits d'actualité de certaines lumières, mais qui laissent toujours les mêmes zones d'ombres volontaires, nos politiques étrangères, en Afghanistan, en Irak, au Rwanda, au Tchad (on pourrait lister des dizaines de pays comme ça), nous ne sommes pas l'oie blanche que nous prétendons être.

Bref, tous au Bhoutan !

Ecrit par : GweG | mardi, 08 avril 2008

Même le Figaro (le Figaro, vous avez bien lu!) dénonce les "violences policières" Quel fiasco !

Ecrit par : L'Auvergnat | mardi, 08 avril 2008

@ Gweg

"nous ne sommes pas l'oie blanche que nous prétendons être."

Je crois que tout le monde sera d'accord avec toi. Tiens, une idée comme ça : en partant vers le Bhoutan si tu pouvais embarquer Brice Hortefeux et nous le perdre dans l'Himalaya.

Ecrit par : linker | mardi, 08 avril 2008

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