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samedi, 27 septembre 2008
KRACH, BOUM, BLING ! GREENSPAN A SING SING
KRACH, BOUM, BLING !
GREENSPAN A SING SING
Avec la crise actuelle Allan Greenspan, phare lumineux et théoricien de la doctrine néolibérale, est après Ben Laden celui qui a fait le plus de mal à l'Amérique et au monde.
Lire aussi : Nos portraits
Effondrement des cours de la bourse, faillites de Lehman Brothers et de la Washington Mutual, périls sur "l'économie réelle" et les épargnants, spectre du chômage, c'est le Krach. La faillite nous voilà !
Il va falloir s'y faire du coté de chez Bush, John McCain et Christine Lagarde : l'idéologie néolibérale a vécu. Et elle est même morte dans d'atroces souffrances avec un plan de nationalisation massif des étoiles de Wall Street. Une superbe performance du capitalisme décomplexé, et un bien bel hommage posthume à Karl Marx qui n'en demandait pas tant.
Remarquons que dans cette ténébreuse affaire la morale pourrait in fine être sauve. Les membres de la horde sauvage qui s'est remplie les poches en spéculant sur du vent risquent bien de terminer leurs fulgurantes carrières de golden boys à une cinquantaine de kilomètres au nord de New York, sur les rives de l'Hudson, dans la prison d’État de Sing Sing.
PIRE QUE BEN LADEN ?
Allan Greenspan, phare lumineux et théoricien de la doctrine néolibérale, chantre et grand maître de la dérégulation mondialiste, y serait, selon certains, bien à sa place pour méditer sur sa responsabilité dans la crise financière actuelle. L'ancien président de la Réserve fédérale US, considéré en son temps (et sans rire) comme "un déluge de sagesse libérale" n'a jamais cessé de rendre le crédit moins cher, rejeté toute idée de régulation par l'État et laissé le marché se perdre dans ses pires excès pour la plus grande joie du bling bling financier. Jérôme Kerviel, si tu nous lis...
Pour Giulio Tremonti, ministre italien de l'Économie, critique virulent de la mondialisation et avocat d'une forte intervention de l'État dans l'économie "Alan Greenspan est responsable de la crise financière actuelle". Et "le brio s'est révélé être de la folie" ajoute-t-il, car "Greenspan était considéré comme un maître. Aujourd'hui, on doit se demander si, après Ben Laden, il n'est pas celui qui a fait le plus de mal à l'Amérique".
Et pas qu'à l'Amérique.
Cet article du Nordenstar est également relayé par Google News France, le portail de l'information. Jeter un oeil ici
Peachy Carnehan
Norden Star, 27 septembre 2008
01:10 Publié dans Economie & Finance, International, Portrait, Présidentielle USA | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : actualités, actualité, greenspan, mccain, krach, sarkozy



Commentaires
Merci ! Je ne comprend que certain média (de droite) encense encore Greenspan alors qu'il est le principal artisan (avec la complicité de l'administration Clinton & Bush) de cette débacle financière (surtout américaine il faut dire). On peut aussi s'inquiéter que dans un tel climat les américains choisissent McCain (ça parait impossible aux yeux des français mais concrètement ça l'est).
Ecrit par : bobk | samedi, 27 septembre 2008
Greenspan n'a pas refusé toute régulation au contraire. C'est pendant qu'il dirigeait la FED que de très importantes régulations financières ont été adoptées : loi Sarbanes Oxley en 2001 puis accords Bale 2. Alors certes ça n'a pas été appliqué mais c'est faux de dire qu'il a refusé toute régulation.
Ecrit par : Paulo | samedi, 27 septembre 2008
Enfin.
Peut-être....
le début de la fin de ce monde qui ne vit que pour l'argent facile?
Viva la muerte !
Ecrit par : claude_i | samedi, 27 septembre 2008
Greenspan est nul, après avoir été un génie ?? Un grand classique. Quand tout allait grosso modo bien, 80-90% des occidentaux applaudissaient celui qui fut Gouverneur de la FED entre 1987 et 2006. Un vrai Dieu qui avait trouvé le "truc" infaillible, à savoir inonder de liquidités les marchés au moindre début de ralentissement. A force d'innonder, "n'importe quoi" s'est mis à pousser jusqu'au ciel, puis à commencer à pourrir, avant de retomber bruyament sur la terre. Donc nous tous détruisons aujourd'hui ce que nous adorions hier. Un grand classique. Sur le fond, Greenspan n'a jamais été un génie et n'est pas non plus totalement nul. Nous avons TOUS voulu prendre des vessies pour des lanternes.
La vraie question est: quel est l'effet NET entre (i) l'effet positif des boosters de croissance prodigués par le bon docteur Greenspan pendant plus de 20 ans; et (ii) l'effet négatif de la retombée brutale sur terre. La croissance économique et le bien-être humain sont-ils globalement gagnants? Ou bien ne devrions-nous pas atténuer les emballements vers le haut afin de tomber de moins hauts? Si oui, il faut limiter réglementairement - et au niveau mondial (sinon il y aura de terribles distorsions de concurrence) - le recours à l'effet de levier, et ce sur tous les segments de marché (immobilier, entreprises, Etats, etc).
Pour ce qui de ceux qui en profitent pour essayer de jeter le bébé (le capitalisme) avec l'eau du bain (les excès du recours au levier d'endettement), rappelons - à nouveau - le mot très juste de Churchill: "le capitalisme est le pire des systèmes, à l'exception de tous les autres!".
Ecrit par : Bon Sens | samedi, 27 septembre 2008
Je pense qu'on devrait l'attacher au pilori, devant le siège de la FED, avec un bonnet d'âne sur la tête.
Ecrit par : Jjickel | samedi, 27 septembre 2008
@ bon sens
Tu aurais raison si...
Car enfin quand comprendra-t-on que faire de l'argent le but final & suprême de toute activité, comme le monde le fait depuis longtemps, est voué à l'échec??? Alors que le seul objectif qui apporte le succès, ET des bénéfices, réels et durables, est le progrès humain. BUT WHO CARES? L'être humain serait-il IDIOT?
Ecrit par : oloron44 | samedi, 27 septembre 2008
Pitoyable
L'ultralibéralisme dérégulé voulu par thatcher, Reagan et souvent cité en exemple par nos dirigeants montre ses limites: en laissant la spéculation et le profit à court terme dominer la finance mondiale, il la conduit à sa perte.....
Les néo-libéraux n'ont plus qu'à appeler pathétiquement à l'aide: après 20 ans d'énormes profits financiers privés basés sur du vent (ménages américains surendettés, triplement de l'immobilier, délocalisations,.....) il est grand temps, comme en 1929, de nationaliser les pertes.....
Espérons juste qu'il n'est pas trop tard!
Ecrit par : N.F. | samedi, 27 septembre 2008
Ne craignez rien car Sarko va "moraliser le capitalisme". MDR. Et il va confier le boulot à qui ?Alain Madelin ou Patrick Balkany??
Ecrit par : Keops | dimanche, 28 septembre 2008
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