mercredi, 29 octobre 2008
ELECTIONS USA : L'EFFET BRADLEY
L'EFFET BRADLEY
C'EST QUOI ?
A en croire les républicains et les partisans de John McCain c'est une source d'espoir. Pour les démocrates de Barack Obama c'est surtout un moyen de mobiliser les troupes jusqu'au jour de l'élection.
Alors que Barack Obama caracole en tête des sondages et que la campagne présidentielle du ticket McCain-Palin sombre dans le ridicule et la calomnie, un dernier élément - d'ordre psychologique - pourrait peut-être encore stopper la marche triomphale du candidat noir vers la Maison Blanche : l'effet Bradley.
UN EFFET "RACISTE"
Machines à voter truquées comme en l'an 2000 ? Electeurs décédés mais revenants d'entres les morts pour soutenir un Jean Tibéry local ? Non, le Bradley effect, qui fait suer sondeurs et analystes politiques, a pour origine l'élection de 1982 au poste de gouverneur de Californie. A l'époque un certain Tom Bradley, maire noir de Los Angeles et candidat du Parti démocrate, affrontait le républicain blanc George Deukmejian. Comme pour Obama aujourd'hui les derniers sondages effectués avant l'élection plaçaient systématiquement Bradley en tête avec une avance confortable. Mais la pioche fut mauvaise puisqu'à la surprise générale c'est le candidat blanc qui l'emporta sur le fil.
En effet, au dernier moment, et dans le secret de l'isoloir, une partie des électeurs californiens rechigna à voter pour un homme noir pour se décider contre toute attente en faveur du candidat blanc. Pour le Boston Globe l'effet Bradley "c'est avant tout un vieux réflexe raciste, une peur irraisonnée face à la perspective d'un homme noir au pouvoir". Triste présage s'il en est.
UN EFFET QUI FERAIT Pschittt ?
Alors quid de l'élection présidentielle de 2008 et du cas Obama ? Une des théories pour expliquer l'effet Bradley est que "certains électeurs donnent une réponse fausse lors des sondages, de peur qu'en déclarant leur réelle préférence, ils ne prêtent le flanc à la critique d'une motivation raciale de leur vote". Admettons, mais si on ne peut nier l'importance du facteur racial dans la campagne en cours, force est de constater que l'Amérique de 1982, celle de Ronald Reagan, n'est plus celle 2008. Ni même celle de papa Bush qui officiait lors du médiatique matraquage de Rodney King en 1991. Entre temps Colin Powell et Condoleezza Rice ont ouvert la voie de la Maison Blanche... avec le président Palmer de la série "24 heures chrono" qui a tant marqué l'inconscient collectif américain. Aujourd'hui les rassemblements immenses autour de Barack Obama dans des États aussi conservateurs que la Virginie et la Pennsylvanie laissent réellement penser que les USA ont enfin changé. Ou du moins qu'ils sont devenus aptes au changement. Change.
Pour les républicains et les partisans de John McCain, l'effet Bradley ressemble surtout à une bouée de sauvetage avant la raclée, une dernière lueur d'espoir néoconservatrice avant le grand tournant Obama. A contrario, du coté des stratèges démocrates, qui ne sont pas nés de la dernière pluie, le Bradley effect pourrait même être un moyen de tenir en haleine - et de mobiliser - les troupes jusqu'au jour de l'élection. Question d'enfoncer le clou. Allez, yes they can !
Cet article du Nordenstar est également relayé par Google News France, le portail de l'information. Jeter un oeil ici
Peachy Carnehan
Norden Star, 29 octobre 2008


Commentaires
J'y crois pas pour une raison : il a trop d'avance dans les sondages. Et puis mississippi burning c'est terminé. Enfin je pense....
Ecrit par : ruisell | mercredi, 29 octobre 2008
Vous jouez les chats noirs ce soir les gars ? Je sais qu'il faut conjurer le mauvais sort mais quand meme, allez Obama!
Ecrit par : Asse Green | mercredi, 29 octobre 2008
YES WE CAN !
Ecrit par : BERKLEY | jeudi, 30 octobre 2008
pour rassurer tout le monde ici Barack Obama est crédité de 50% des intentions de vote contre 43% à John McCain.
A cinq jours de l'élection présidentielle américaine ca devrait le faire.
(sondage Reuters Zogby de ce matin)
Ecrit par : waza06 | jeudi, 30 octobre 2008
Vous me faites pitié avec cet OBAMA. Le pouvoir de la gauche s'est toujours terminée en faillite. Et cela a toujours été la faillite économique, idéologique et morale.
Alors, notre nouveau petit Big Brother peut bien s'offrir des émissions en prime time (sur les conseils de son copain H.Chavez), il finira mal comme ses prédécésseurs.
PS. L'Illuminé nous promet de (sic) "faire baisser le niveau des océans et arrêter le réchauffement climatique", mais ce petit malin oublie de mentionner ses outils : le lavage de cerveaux, la propagande éhontée avec la complicité des média, la fraude électorale d'une ampleur inimaginable et le tout déguisé en socialisme "tempéré".
On parie qu'il finira mal ?
Ecrit par : regard75 | jeudi, 30 octobre 2008
Tu parles de George Bush là, regard 75 ? Sinon il faut mettre des lunettes
Ecrit par : jacqueline | jeudi, 30 octobre 2008
@ regard75
Tu dis n'importe quoi.En matière de «lavage de cerveaux, de propagande éhontée avec la complicité des média, et de fraude électorale d'une ampleur inimaginable» je pense que la droite religieuse qui s'est ralliée à MCAIN n'a de leçon à donner à personne. Obama & son parti n'ont pas inventé les machines à tricher et les médias américains les ont soutenus pendant 8 ans. Les démocrates sont élus par le peuple et les républicains par les lobiies et les églises : contre le peuple. Renseigne toi au lieu de diure des conneries
Ecrit par : oloron44 | jeudi, 30 octobre 2008
@regard75 ferait mieux de regarder plus loin que le bout de son nez, ce qui sans doute lui éviterait de débiter autant de conneries en aussi peu de mots.
Le trésor de guerre d'Obama, environ 650 millions de dollars à ce jour (excusez du peu) ne lui vient certainement pas du bon peuple auquel @regard 75 fait référence. Obama n'est en aucune façon le candidat des pauvres et des démunis. Il est trop visiblement celui de la haute finance de l'ombre, celle qui redoute la probité de l'atypique McCaine qui, de son côté, a depuis longtemps démontré son courage et son indépendance vis-à-vis des lobbies. Le candidat McCaine est une valeur sûre pour l'Amérique et donc pour le reste du monde. C'est beaucoup moins évident pour Obama qui ne présente aucune garantie d'aucune sorte. Même s'il est sympa, moderne et adoubé par l'inteligencia de la côte Est, de là à lui confier la responsabilité de la planète il y a un seuil que les américains ne sont pas, je l'espère, disposés à franchir.
Quand à parler de "lavage de cerveau et de propagande éhontée", il faut être un bien piètre connaisseur des Etats Unis, ce grand pays que tous les aigris et les frustrés de la planète dénoncent publiquement et envient secrètement.
Ecrit par : Sansilluze | jeudi, 30 octobre 2008
Rectificatif, ce message est une réponse à oloron44 et non à regard75;
Avec mes excuses à regard75
Sansilluze
Ecrit par : Sansilluze | jeudi, 30 octobre 2008
C'est dommage Sansilluze parce que si on change juste les noms McCain et Obama tu as raison sur tout. Ton post débute bien et après tu dis toi aussi n'importe quoi..... à moins que tu ais changé d'avis en cours de route, comme Bush, comme MacCain.
Ecrit par : oloron44 | jeudi, 30 octobre 2008
c'est fou ces gens (français?) qui soutiennent McCain ici! Oloraon et Jacqueline ont raison. Du vent!
Ecrit par : Winipeg | jeudi, 30 octobre 2008
Ouais (regard75 et Sansilluze, bof) pour en revenir à l'essentiel Obama compte de 7 à 11 points d'avances dans les sondages à J-5. Dans les swing states il devance largement le vieillard et la cinglée (sauf en Floride où il n'est que légèrement en tête). A part tricherie Obama sera élu mardi.
Ecrit par : keops | jeudi, 30 octobre 2008
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