jeudi, 01 janvier 2009
Réactions au voeux de Sarkozy pour 2009
VOEUX DE SARKO
LES RÉACTIONS
Principales réactions après l'allocution de voeux de Nouvel an de Nicolas Sarkozy notre Chef. Il y a à boire et à manger.
Lire ou relire : Voeux de Sarko pour 2008
Présentant ses voeux mercredi soir lors d'une très brève allocution retransmise à la radio-télévision, prononcée debout, dans la bibliothèque du rez-de-chaussée de l'Elysée, Sarko notre chef a admis que 2008 fut "rude" et que "les difficultés qui nous attendent en 2009 seront grandes". Puis, et certainement pour nous rassurer, Sarko a ajouté sans rire que "de cette crise va naître un monde nouveau auquel nous devons nous préparer en travaillant plus". Les réformes néolibérales se poursuivront donc. Nous voilà habillés pour l'hiver et pour le reste de l'année. Réactions.
LES RÉACTIONS
Pour l'UMP enthousiaste : "Le chef de l'Etat a su trouver les mots pour mobiliser les Français face au défi de la crise qui doit permettre de construire ce nouveau monde, un monde plus juste mais aussi plus enthousiasmant".
Bernard Accoyer, président UMP de l'Assemblée nationale est animé par une confiance inébranlable. Il "se félicite de sa volonté et de sa détermination à maintenir le cap des réformes, seul moyen de sortir de cette situation économique difficile". Il "a su trouver les mots justes" pour "nous encourager à garder confiance en l'avenir".
Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat UMP aux Relations avec le Parlement, voit carrément dans Sarko "l'acteur du retour de l'Europe, protecteur des Français, refusant l'immobilisme, remettant l'Homme au coeur du système économique et social". Roger Karoutchi n'évoque pas le sauveur du monde, mais il n'en est pas loin.
Denis Baupin (Verts) pointe un "aveuglement du président français. Le nouveau président des Etats-Unis ne rate pas une occasion d'évoquer la planète en danger. Le président français, lui, n'a pas un mot pour la crise écologique et énergétique qui nous menace". "Oublier la crise écologique , ce n'est pas seulement de l'aveuglement vis-à-vis de l'Histoire. Cela constitue aussi une erreur économique majeure".
Pour le PCF (qui bouge encore) "Nicolas Sarkozy n'annonce pour 2009 que l'amplification de sa politique de l'échec", "irresponsable et dangereuse". Il "annonce son intention de maintenir le cap de ses réformes destructrices".
Le Parti de Gauche de Mélenchon va droit au but : "La politique de Sarkozy aggrave la crise pour le plus grand nombre de nos concitoyens. Il veut poursuivre ses contre-réformes libérales de régression sociale et de démantèlement des services publics", politiques "qui ont conduit à la crise actuelle".
Marielle de Sarnez, numéro deux du MoDem, est "restée sur sa faim alors qu'en ces temps difficiles, nous étions en droit d'attendre des perspectives, une vision, un cap".
Pour le porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon "on est dans un discours d'une hypocrisie assez insupportable quand Nicolas Sarkozy dit que la crise va nous obliger à changer, mais que lui ne change rien à sa politique". Et d'ajouter, décidément en grande forme, que "le président de la République en appelle à l'effort de tous, mais il ne remet pas en cause le bouclier fiscal qui enrichit les plus fortunés (...) Quand on a dressé les catégories sociales, les Français, les uns contre les autres, on est le moins légitime à demander à ce que les Français se rassemblent". Et Bling !
Cet article du Nordenstar est également relayé par Google News France, le portail de l'information. Jeter un oeil ici
Rapporté par P.Carnehan
Norden Star, 1er janvier 2009

Commentaires
Une bonne et heureuse année quand même.....
Écrit par : esteb | jeudi, 01 janvier 2009
"A propos, je ne sais pas si vous avez suivi les vœux présidentiels, ni sur quelle chaîne, mais aux dernières nouvelles données par médiamétrie, il est impossible de savoir l’audience sarkozienne en cette soirée du 31 décembre 2008. A la veille de la reprise en main du service public, ça fait désordre".
http://abcdetc.wordpress.com/2009/01/01/sarkozy-en-grand-homme/
"En raison de problèmes techniques, Médiamétrie est dans l'incapacité de fournir les audiences TV du 31 décembre 2008 ce 1er janvier 2009 !".
http://www.tele7.fr/tv/news-tele/audiences-tv-problemes-techniques-pour-le-1er-janvier/(gid)/697395
Rhooooooooooo, le "problème technique". :D
Écrit par : Antoine | vendredi, 02 janvier 2009
C'est pas comme ca qu'il va remonter le moral ...
pauvre de nous!!
Écrit par : ROXY | vendredi, 02 janvier 2009
Report de news inutile les gars. Plus personne ne le croit ce type là. A part l'ump, et encore, c'est dire....
Bon à part ce show sarkozyste à la télé: bonne année, bonne santé et surtout... surtout... bonne chance pour 2009!
:-(
Écrit par : Asse Green | samedi, 03 janvier 2009
DEMAIN LE JOUR !!!
bouge ton cul toi aussi asse au lieu de geindre
On va tele réformer le capitalisme !!!
Écrit par : Madsen | samedi, 03 janvier 2009
Comme tous les ans ici je vous adresse mes voeux : bonne année.
Écrit par : Novotny | samedi, 03 janvier 2009
T'as pas plus constructif novotny?
bon bonne chance à toutes à tous quand meme.
Écrit par : ruisell | samedi, 03 janvier 2009
Et où est passé le nain de jardin de l'année dernière ?
Sarkozy ne respecte donc rien ?
démission! ;-))
Écrit par : Noemina | samedi, 03 janvier 2009
Une bonne et heureuse.
Écrit par : Jjickel | mardi, 06 janvier 2009
et il est partout ce Madsen
bavard!
Écrit par : vellocity | mardi, 06 janvier 2009
« Notre Grand Leader posait un regard uniforme sur tout, et l'idée qu'il en tirait n'était régie que par la pure efficacité. L'école ? Elle devait fournir des contribuables pour éponger la dette nationale ; elle devait former, voire formater, des apprentis, des ouvriers, des employés, des boutiquiers, des ingénieurs. Il l'avait annoncé avant même son règne et très haut : « on a bien le droit de faire lettres anciennes, mais l'Etat ne va pas pouvoir payer longtemps pour des gens qui veulent cultiver leur esprit. » Cela inversait le sens habituel des études depuis l'Antiquité : qui apprenait la sagesse chez Sénèque ou Platon se rangeait du côté des improductifs et des assistés, et ne servait en rien quand nous avions besoin de travailleurs durs à la tâche, peu regardants au salaire, dociles, polis, qui n'avaient point à réfléchir sur les étoiles puisque Sa Majesté pensait à leur place, ce qui permettait à la fois de gagner du temps et de l'argent. Qui n'était point rentable devait périr ; cela valait aussi pour les Universités dont Notre Maître entendait couper les branches mortes, ces matières sans issues concrètes et immédiates, et qu'elles evinssent privées, à la main des entreprises qui y puiseraient leur futur personnel. Ainsi y aurait-il une compétition entre les établissements, des diplômes plus ou moins valides et plus ou moins chers parce que si l'étudiant paie des études longues de sa poche, il s'efforce mieux de réussir ; cantonnés aux études courtes, les démunis n'engorgeraient plus les amphithéâtres.
Après avoir aidé par un gros cadeau impérial et fiscal les mieux favorisés, Notre Paternel Leader cherchait le moyen de remplir ses caisses, vidées de nombreux milliards. Il voyait la Culture comme un gâchis, puisque le théâtre, la danse, l'opéra et autres fariboles artistiques suscitaient chez lui des envies de course à pied, donc il donna ses instructions pour réduire les aides et les subventions à ces gens-là, qui vivaient aux crochets d'un Etat bonasse. Aussi dans ce domaine, l'Empereur exigeait des résultats, décidant que la demande supplantât l'offre, que la création répondît aux attentes du public. Si on lui rétorquait qu'il y avait eu bien des pièces, bien des livres, bien des films qui, à leur sortie, avaient été fraîchement reçus ou même sifflés, avant de devenir des classiques, que MM. La Fontaine et Molière eux-mêmes avaient été subventionnés par Louis XIV, Sa Majesté répondait se moquer bien des largesses de Louis XIV, que son ami M. Clavier plaisait aux masses sans que l'Etat le payât de surcroît, que ni M. Macias ni Mme Line Renaud n'avaient besoin qu'on puisât pour leurs spectacles dans le Trésor Public. C'était imparable. Il n'y avait désormais plus que des produits à vendre, et même les oeuvres d'art de nos musées pourraient être vendues si cela rapportait. Les subsides de l'Etat allaient être distribuées en fonction de la fréquentation des salles de cinéma et de théâtre, et tout le reste dépendrait étroitement du box-office qui, lui, ne se discutait pas. »
"Chronique du règne de Nicolas 1er"
Patrick Rambaud.
Écrit par : Peachy Carnehan | jeudi, 15 janvier 2009
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