vendredi, 22 janvier 2010

Obama menace les banques

OBAMA MENACE LES BANKSTERS
LA REGULATION FAIT PANIQUER WALL STREET !

Par Peachy Carnehan Norden Star, 22 janvier 2010


 

obamasuperman.jpg"Nous devons interdire aux banques de posséder, d'investir, ou de soutenir des fonds spéculatifs ou des fonds de capital-investissement. Si ces gens veulent la bagarre, c'est un combat que je suis prêt à avoir". Quel est le nom de ce socialo-communiste qui menace ouvertement Wall Street d'un Grand Soir de la régulation ? Olivier Besancenot ? Jean-Luc Mélenchon ? Hugo Chavez ? Non, il s'agit de Barack Obama en personne, 44ème président des Etats-Unis d'Amérique. Depuis Roosevelt jamais la pensée "socialisante" n'avait été aussi populaire à la Maison Blanche.

Avouons-le, Barack Obama n'y est pas allé de mainmorte en annonçant gravement que "plus jamais le contribuable ne sera pris en otage par une banque". Dans les faits le président US envisage la restriction sévère, voire l'interdiction, des opérations dites "pour compte propre". Cette pratique de casino hasardeuse - et moralement douteuse - consistant pour les banquiers à jouer leur argent en bourse plutôt que de s'occuper de leur clientèle et de l'économie réelle (activités jugées bien moins rentables qu'une bonne vieille spéculation sur les produits alimentaires).

 

NOS AMIS LES BANKSTERS SONT INQUIETS



greenspan.jpgPire pour nos amis banksters, ce "rouge" d'Obama prévoit sérieusement qu'ils ne pourront plus investir dans les fonds d'investissements (les "Hedge funds") qui connurent leur heure de gloire en 2008 avec une certaine crise des subprimes quelque peu coûteuse pour l'économie mondiale.

Conséquence prévisible des déclarations de cet empêcheur de spéculer en rond, la panique s'est emparée de Wall Street et fait reculer l'indice Dow Jones de 2%. Ce matin les valeurs bancaires fondaient comme neige au soleil sur toutes les places mondiales. Les traders tremblent pour leurs bonus, les boursicoteurs pour leurs juteux dividendes, la marmotte n'emballe plus le chocolat.

"Les investisseurs craignent que l'initiative de Barack Obama ne donnent des idées à d'autres pays", nous informe, dépité, le site boursier.com. Cité par LePoint.fr, Tim Roberts, gérant du fond britannique Cavendish Asset Management, est au bord de l'apoplexie car "restreindre les activités de trading et les perspectives de croissance des banques aura pour effet de porter préjudice aux perspectives à long terme". Aux perspectives de ses primes, certainement.

 

LAME DE FOND



Très éloigné de ces humeurs maussades Joseph Stilglitz, prix Nobel d'Economie et pourfendeur du néolibéralisme cinglé, s'est lui félicité de ce "grand pas en avant" tout en estimant qu'Obama n'allait pas assez loin dans la régulation. Une opinion partagée par le président vénézuelien Hugo Chavez qui vient juste d'annoncer la nationalisation d'une partie du secteur bancaire de son pays.

Si ce n'est pas un mouvement de fond, ça y ressemble furieusement.

Commentaires

Vas-y Barrack ! Casse leur la gueule à ces voleurs tu nous vengeras!!!

Ecrit par : escarmouche | vendredi, 22 janvier 2010

Au moins Mr. Obama est courageux et Sarkosy (s'il ne démissionne pas) devrait en prendre de la graine, lui qui chouchoute ses amis banquiers et qui dans le même temps a bousillé la France.

Ecrit par : chulavista | samedi, 23 janvier 2010

il faut nationaliser ces sangsues qui n'ont plus comme objectif que de couler les pme les microentreprises a coup d'agios et de frais délirants au tournant du premier découvert ou de la premiere difficulté passagère due a la crise .la fin des banques et vite sinon ca va peter.

Ecrit par : entrepreneur | samedi, 23 janvier 2010

On avait des banques d'affaires qui travaillaient sur le long terme avec des capitaux propres ou des dépots peu volatils et des banques de dépôts pour la masse des déposants et spécialisés en gros dans les opérations courantes. On a supprimé les barrières et créé des banques universelles faisant tout mais ne disposant que de quelques % de capitaux propres.
L'émulation et la concurrence aidant ces banques se sont lancées dans des opérations extrêmement spéculatives, non seulement avec l'argent des actionnaires mais également avec l'argent des déposants. On évoquait des produits financiers que le commun des mortels ne saisissait pas mais qui faisait croire à ces derniers qu'ils étaient des initiés de la chose financière.

Le problème est que:

1- La spéculation a été largement contreproductive car non basée sur des investissements productifs à valeur ajoutée mais sur des jeux d'argent. Ce détournement de capitaux qui n'ont pas profité aux entreprises productives a probablement contribué à une désindustrialisation de nos pays occidentaux.
Des pans entiers de nos industries ont disparus.

Les bénéfices de ces jeux d'argent ont surtout profité aux actionnaires mais pas aux déposants. Les dividendes ont été extraordinaires mais la rétribution des comptes n'est pas spécialement élevée, le crédit est cher, les frais de gestion et des opérations sont scandaleux. Au final ce sont les dirigeants et certaines catégories de personnels (par ex. traders et conseillers commerciaux de banque de quartier) qui se servent en premier à coup de primes.

Je ne suis pas choqué que les gens gagnent de l'argent mais je peux difficilement accepter que ceux qui déposent leurs salaires soient les moins bien traités. On est dans la situation ridicule où l'on vous fait par exemple comprendre qu'il est normal de payer des gens des millions et que vous devez payer 20 euros d'agios pour un découvert de 5 euros comme ça vient d'arriver à ma petite fille étudiante en médecine. On est tombé dans une forme moderne d'Alibaba et les 40 voleurs ou les protagonistes sont malhonnêtes car entrainés dans un système dont ils profitent. Il est temps que l'Etat remette de l'ordre et que l'échelle de valeurs soit rétablie


Une mère de famille qui AVAIT voté à droite toute sa vie avant d' être trahie.

Ecrit par : Marie-Sophie | samedi, 23 janvier 2010

Heureux de constater que tu rejoins le camp des gens raisonnables Marie-Sophie. On les aura en 2012.

Ecrit par : Asse Green | samedi, 23 janvier 2010

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