dimanche, 16 mai 2010
Wall Street, Gordon Gekko, Oliver Stone et la cupidité
GREED IS GOOD !
«WALL STREET» D'OLIVER STONE VU PAR UN TYPE DE DROITE
Alors que la main d'oeuvre d'Europe craint pour ses privilèges et en arrive à menacer l'ordre établi, j'ai jugé opportun de m'attarder sur une figure mythique de la modernité, de la réussite et de la spéculation. Par Luc Lacombe.
Ceci est une parodie. Ou pas...
Gordon Gekko, héros exemplaire des deux films «Wall Street» d'Oliver Stone, n'est pas seulement un personnage de fiction incarné avec talent par l'acteur américain Michael Douglas. Vous l'ignoriez certainement mais son nom est depuis près de vingt ans une référence absolue dans le milieu de la finance, une icône mythique dont la simple évocation inspire respect et admiration sur les places boursières.
Qui n'a jamais fréquenté une grande école de commerce ne pourra jamais comprendre la fascination que ce brillant magicien de l'argent exerce aujourd'hui encore sur les imaginations si fertiles de ceux qui veulent « gagner plus ».
UN IDEAL DE DROITE
Disons-le clairement, Gordon Gekko est l'idéal des hommes modernes décomplexés de droite et le cauchemar de la masse des bons à rien de gauche. Il suffit de l'écouter s'adressant à un trader susceptible dans le premier opus de Wall Street, daté de 1987, pour comprendre à quel point ce modèle du néolibéralisme était visionnaire :
«En Amérique 1% des gens possèdent 50% des richesse, 90% des autres ne possèdent rien, ou quasiment rien. Et moi je ne crée rien, je possède. C’est nous qui fabriquons les règlements, les nouvelles, la guerre, la paix, la famine, les émeutes, le prix des brosses à dents. Tu n’as pas la naïveté de croire que nous vivons en démocratie j’espère ? C’est le libre marché, et tu en fais partie.»
GREED IS GOOD
Preuve de l'influence de Gekko, deux de nos plus grands financiers contemporains, George Soros et Bernard Madoff, ont repris à leur compte sa célèbre formule « Greed is good », « la cupidité est bonne ».
Une notion que la main d'oeuvre indisciplinée et dispendieuse en protections sociales ne comprendra jamais. Ces créatures insignifiantes et idiotes, au temps de cerveau disponible, méritent la rigueur que le «libre marché» va leur servir. Et en attendant de se faire tondre, ils pourront même aller au cinéma pour voir «Wall Street 2, L'argent ne dort jamais». De mon coté j'irai me faire bronzer à Cannes pour célébrer le triomphe des idées de droite. Vive Nicolas Sarkozy, vive l'argent !

Commentaires
au moins on sait ce qu' ils pensent
Écrit par : fab32 | dimanche, 16 mai 2010
Effarant ! Salauds de banquiers!
Écrit par : DEHORS SARKOZY!!! | dimanche, 16 mai 2010
Visiblement Wall Street 2 est assez convaincant (canoe.ca):
"Wall Street 2 est définitivement à la hauteur de son aîné de 1987. Stone a su offrir avec brio, à ce dernier, une suite convaincante et surtout divertissante; un pari que peu de cinéastes arrivent à relever, convenons-en.
Dès le départ, nous assistons à la sortie de prison de Gordon Gekko (Douglas) qui termine, en 2001, de purger une peine de huit ans pour divers crimes économiques. On se transporte ensuite en 2008, à l’aube du crash boursier et on fait la connaissance de Jacob Moore (LaBeouf), un jeune courtier doué et idéaliste dont l’ami de coeur est nulle autre que la fille de Gekko, Winnie (Carey Mulligan), en colère contre son père à qui elle ne parle plus.
Moore fera en sorte de croiser la route de Gekko et les deux noueront une étrange alliance. Le jeune homme devra aider le vieux requin à renouer avec sa fille. En échange, Gekko fournira les informations qui permettront à Moore de venger son mentor dans le domaine de la finance, Louis Zabel (Langella), poussé à la ruine et au suicide, à la suite de fausses rumeurs lancées contre sa société par Bretton James (Brolin), un associé d’une banque d’investissement à la cupidité aussi, sinon plus, développée que celle de Gekko."
Écrit par : Keops | dimanche, 16 mai 2010
Ces pourris qui tiennent les cordons de la bourse doivent être liquidés.
Écrit par : Tonton Joseph | mardi, 18 mai 2010
Ils ne fabriquent rien, mais nous leur laissons la maitrise du futur, du présent, et même du passé qu'ils réécrivent continuellement ! Et, franchement, qui peut encore faire confiance en ces gens et en leurs valets économistes ? Il n'y a qu'à mettre en corélation ce qu'ils disent maintenant et ce qu'ils disaient hier... Tiens, prenons les prévisions boursières de nos excellents économistes... Le 4 janvier, le CAC40 devait, selon TOUS les établissements financiers (JP Morgan, AXA, Deutsche Bank, Standart & Poor, et tous les autres), connaitre, lors des six premiers mois de janvier, une augmentation phénoménale (voir http://www.fb-bourse.com/2010/01/previsions-cac40-2010/ ) ! On voit à quel point ils se sont plantés ! Et pourtant, les même nous disent aujourd'hui "vous voyez, on vous l'avait bien dit que ça tomberait" sans que personne, pas un économiste, pas un journaliste, ne relève le mensonge de ces propos...
Ce film veut dénoncer l'hypocrisie et la violence du monde financier, mais il est pourtant très loin de la réalité ! La violence de Douglas n'atteind pas celle des propos d'un Friedman, où celle de ceux qui jouent nos vies quotidiennement !
Écrit par : joshuadu34 | jeudi, 20 mai 2010
c'est clair
Écrit par : fab | jeudi, 20 mai 2010
et qui va vendre la corde pour les pendre ?
excellent article !
Écrit par : monzoeil | vendredi, 21 mai 2010
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