dimanche, 24 octobre 2010

Décès de Georges Frêche

DECES Georges Frêche est mort
Le sulfureux Georges Frêche, président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, est mort ce dimanche en début de soirée dans sa ville de Montpellier. Retour sur un personnage atypique.

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Le sulfureux Georges Frêche, président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, est mort ce dimanche en début de soirée dans sa ville de Montpellier. Selon le sénateur Robert Navarro, interrogé par le Midi Libre, son décès a été provoqué par un arrêt cardiaque.


L'exubérant président de la région Languedoc-Roussillon était réputé pour son langage fleuri et sa propension à créer la polémique partout où il passait. Ce qui ne l'empêchait pas d'être aimé sur ses terres. Les récentes controverses, en rapport avec la "tronche pas catholique" de Laurent Fabius, ou l'érection de statues controvorsées n'étaient que les dernières d'une longue liste débuté il y a une dizaine d'années.

Florilège.

 

ISRAËL MENACE LE LANGUEDOC-ROUSSILLON



Freche.jpgC'est en 2002, pour expliquer sa cruelle défaite aux élections législatives, que Georges Frêche s'est révèlé à la France comme un redoutable analyste politique  : "La droite a été soutenue par les islamistes et les femmes voilées d'Al-Qaeda". Salauds de droite ! Ils sont pires que la gauche ceux-là. D'ailleurs la socialiste Hélène Mandroux qui l'avait battu aux municipales de Montpellier en 2004 n'était rien d'autre qu'une "conne qui va nous faire perdre la mairie". Et le danger semblait d'importance car en 2006 : "Montpellier est un poste avancé de Tsahal".

Mais pas seulement.

Il n'y avait pas que l'état d'Israël qui lorgnait sur le Languedoc-Roussillon. Selon Georges Frêche la région était également menacée par les musulmans de France : "Ils ne vont pas vouloir maintenant nous imposer leur religion. Qu'ils rentrent chez eux". Et de conclure : "le problème majeur n'est pas la religion, mais le nombre."
De toute façon "il y en a marre de voir la France se culpabiliser sur la colonisation", grogne-t-il en 2005. D'où son idée controversée de créer un "Musée de la France" en Algérie. Une initiative unanimement condamnée par les historiens qui provoquera cette réplique atrabilaire : "Rien à foutre des commentaires d'universitaires trous du cul. On les sifflera quand on les sollicitera."

 

DES SOUS-HOMMES



Freche2.jpgFoin de leurs bons conseils, le président de la région Languedoc-Roussillon possèdait sa vision toute personnelle de l'histoire. Il en fera part en 2006 auprès d'un groupe de harkis pro-UMP :
"Vous êtes allés avec les gaullistes. Ils ont massacré les vôtres en Algérie et encore, vous allez leur lécher les bottes! Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps. Vous êtes des sous-hommes, vous n'avez aucun honneur!"

Mauvais Français, va ! Ils ne valaient pas mieux que les footballeurs ! Ces "crétins qui ne savent pas chanter La Marseillaise", cette équipe de France avec "neuf blacks sur onze", alors que "la normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société".

De toute façon ce sont tous des cons dans ce pays. Pas un pour racheter l'autre. Nicolas Sarkozy ? "Ce Grand Mamamouchi aux talons compensés. Il périra par sa Marie-Antoinette". Dominique de Villepin ? "Ce n'est pas une brute épaisse comme Raffarin. Il nous le met comme Raffarin, mais avec plus d'élégance". Le pas très catholique Laurent Fabius ? "Il a une image de tête d'œuf, mais ce n'est pas en louant une motocyclette et en parcourant les routes de l'Ariège qu'il va y remédier."

 

ABRUTI DE JEAN-PAUL II !



Et à l'étranger non-plus ça ne rigolait pas. Benoît XVI selon Georges Frêche ? "J'espère qu'il sera meilleur que l'autre abruti. Celui-là, on le jugera sur le mariage des prêtres et sur la capote […]. On en a quand même raté un au bombardement de Dresde." La Chine et le Tibet ? "Jamais la Chine n'a envahi le Tibet. Ce sont les Tibétains qui ont envahi la Chine."


Avec un tel homme à sa tête la région Languedoc-Roussillon ne manquait pas de faire parler d'elle.

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