jeudi, 30 décembre 2010
Sarkozy massivement arrosé par Omar Bongo
DOCUMENT WIKILEAKS Sarkozy massivement arrosé par Omar Bongo
Selon WikiLeaks Sarkozy a été massivement arrosé d'argent sale par le dictateur Omar Bongo pour financer sa campagne électorale de 2007. En langage commun on appelle ça «une bombe».
En langage commun on appelle ça «une bombe». Mais pour Sarkozy, qui se dore pour l'instant la pilule sous le soleil du Maroc avec Carla, l'affaire risque de rimer avec «tombe» politique. A en croire le quotidien espagnol «El Pais» qui a publié mercredi soir plusieurs notes diplomatiques américaines brulantes révélées par WikiLeaks, notre bon «président du pouvoir d'achat» a été massivement arrosé d'argent sale par Omar Bongo, défunt président-dictateur du Gabon, pour financer sa campagne électorale de 2007. Et le moins que l'on puisse dire c'est que les montants de la fraude évoquée sont à la hauteur de son égo : pharaoniques.
Selon les diplomates de l'ambassade américaine au Cameroun, court-circuités par WikiLeaks, près de 28 millions d'euros (!) ont été détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) par le président gabonais Bongo juste avant l'élection présidentielle de 2007. Cet argent, à l'origine destiné à creuser des puits au Mali et construire des écoles en Afrique de l'ouest, aurait contre toute attente atterri dans les poches déjà bien garnies de Nicolas Sarkozy. Décidément, avec des comportements aussi cavaliers, les noirs ne sont pas prêts «d'entrer dans l'histoire». On ne prête qu'aux riches.
L'ODEUR QUI A DE L'ARGENT
La note de l'ambassade américaine, adressée au Secrétariat d'Etat US à Washington, est, elle, sans équivoque : « Les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy.» Ce document, évidemment classé confidentiel (voir ci-dessous), a été remis le 12 juin 2009 par l'ambassadrice américaine au Cameroun Janet Garvey à la secrétaire d'Etat Hillary Clinton. On image la stupeur de l'ex-First Lady à la lecture de ce câble ahurissant, elle qui a appris à connaître la stricte rigueur de la justice américaine et de ses attorneys inquisiteurs depuis l'affaire Monica Lewinsky.
De notre coté, en France, et depuis la péripétie du Fouquet's, nous savions déjà que Sarko, telle la pie, était attiré par tout ce qui brille. Dans ce nouveau scandale -énorme- à venir, le «président des riches» pulvérise néanmoins tous les records précédemment enregistrés. Ces 28 millions d'euros renvoient l'affaire Woerth-Bettencourt au rang de fait divers, ce qui n'est pas un mince exploit. Reste maintenant à savoir comment les communicants de l'Elysée vont s'y prendre pour sortir leur maître de cette affaire accablante balancée par les bavards de WikiLeaks. Bon courage à eux car cette fois, c'est clair, l'odeur a de l'argent.

Note de l'ambassade américaine, adressée au Secrétariat d'Etat à Washington : « Les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy.»


Commentaires
Ahurissant. Je me pince pour y croire. franchement je m'attendais à tout avec lui, mais là chapeau.
Écrit par : solene | jeudi, 30 décembre 2010
heu on va en prison pour ca je crois ?
Écrit par : dj | jeudi, 30 décembre 2010
JEU :
Pour défendre Sarkozy l'UMP va évoquer l'un des éléments de langage suivant. Sauras-tu trouver lequel ?
1/ C'est la faute aux 35 heures.
2/ Qu'aurait fait Ségolène Royal ?
3/ Nicolas Sarkozy est un honnête homme, comme Eric Woerth.
4/ Tout ça, c'est la faute de la presse facho-trotskyste et d'internet.
5/ C'est du clapotis.
6/ Nous poursuivrons nos réformes de saccage néolibéral et on vous emmerde, pauvres cons.
Écrit par : P.C. | jeudi, 30 décembre 2010
hé sarkozy ! bonnes nouvelles bonnes vacances
joyeux noel ma couille
Écrit par : gégé | jeudi, 30 décembre 2010
Mauvais pour Sarko cette affaire. Il y a plein de gens qui vont confondre Gagbo et Omar Bongo.
;-)
Écrit par : Asse Green | jeudi, 30 décembre 2010
Jeu (question subsidiaire)
7/C'est la faute à Laurent Gbagbo
Écrit par : jean pierre sanchez | jeudi, 30 décembre 2010
La complicité entre les Bongo et la France ne date pas d’hier…
http://www.oblomov.fr/?p=2435〈=fr
Écrit par : oblomov | jeudi, 30 décembre 2010
Malgré cet arrosage massif, Sarkozy n'a pas beaucoup poussé. Bongo n'avait pas la main verte.
Écrit par : Sergeant Pepper | jeudi, 30 décembre 2010
Secret de polichinelle. Ça fait des décennies que l'argent Africain arrose les politiciens Français. L'opinion publique ne s'offusquera pas pour si peu, d'ailleurs cette pseudo-révélation est tombée dans l'indifférence quasi générale...
Écrit par : Damien | jeudi, 30 décembre 2010
maintenant il ya des preuves mais les sarkozystes cherchent à minimiser l'impact de la révélation de wikileaks. Ils changeront jamais.
Écrit par : helmer | vendredi, 31 décembre 2010
7/ C'est un secret de polichinelle.
Écrit par : P.C. | vendredi, 31 décembre 2010
mdr +1
Écrit par : helmer | vendredi, 31 décembre 2010
Il parait que Gbagbo n'arrose personne...il n' rien compris ?
Écrit par : oblomov | vendredi, 31 décembre 2010
Les explications des pieds-nicklés journalistes de l’info, sur Libération :
"pourquoi n’est-ce pas Le Monde qui a révélé cette information ?
Cette information sur Omar Bongo, potentiellement importante pour la France, aurait, en première apparence, dû intéresser Le Monde plus qu’El Païs. Mais le journal français, comme il l’a expliqué dans un article publié sur son site Internet, n’a pas choisi de parler de ce câble, même s’il l’avait bien « repéré ».
Ainsi pour Olivier Biffaud, l’un des rédacteurs en chef, « l’équipe des journalistes du Monde qui a travaillé sur ces télégrammes avait "repéré’" un câble datant de juillet 2009 signé par l’ambassadrice américaine à Libreville, au Gabon, sur des détournements de fonds opérés au détriment de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC). Ces détournements, disait le télégramme, avaient profité à des "dirigeants gabonais" et "une partie de l’argent à des partis politiques français". »
« Il avait alors été décidé par Le Monde de ne pas retenir, à ce stade, ce télégramme, en raison non pas de son manque de crédibilité mais de son absence de source authentifiée ». Et d’expliquer que l’ambassadrice prenait elle-même ces informations avec des pincettes : « Cette ambassade n’est pas en mesure de vérifier la véracité de l’accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié du détournement de fond ».
Rémy Ourdan, journaliste au Monde, coordonne le travail sur WikiLeaks. Contacté par Libération.fr, il estime effectivement que « ce câble est une bonne base pour un enquête, qui est en cours, mais que les informations sont invérifiables telles quelles. Il y a des centaines voire des milliers de câbles qui parlent d’affaires, souvent d’argent, souvent de corruption, qui ne peuvent pas être publiés comme ça, selon nous ».
Il explique que les cinq journaux se sont beaucoup concertés entre eux lors de la période d’exclusivité, mais, « depuis une semaine, un peu moins ». Il n’était pas au courant du choix d’El Pais de diffuser ce câble et n’avait toujours pas réussi à joindre le responsable de WikiLeaks au quotidien espagnol.
Comme ce câble concerne surtout la France, il sait que les gens vont « trouver surprenant que cela soit El Païs et pas Le Monde qui en parle. On va nous accuser de censure, c’est ridicule. Il y a des milliers d’affaires de corruption évoquées, parfois c’est des sources ennemies du pays visé, parfois c’est des conversations de comptoir. C’est le rôle des diplomates de relayer ces informations, mais c’est notre rôle de journaliste de les vérifier, de mener des enquêtes. »
http://www.liberation.fr/monde/01012310741-pourquoi-le-monde-n-a-t-il-pas-publie-le-cable-sur-bongo-et-les-politiques-francais
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Le Monde se fout de notre gueule. Ces affaires de retour d’argent de l’Afrique vers les partis politiques ont été largement évoquées, notamment depuis l’affaire ELF.
Donc, il faut une source authentifiée, et que ca recoupe des infos déjà connues pour que les abrutis du Monde publient des câbles. Autrement dit, il faut que l’on connaisse déjà l’info pour la publier !!!!
Ecoeurant, d’autant que les journalistes ne risquent strictement rien puisqu’ils ne font que citer une source parue publiquement. Si on peut comprendre une certaine prudence concernant des infos peu crédibles, un journal peut publier une info avec des pincettes, et émettre un avis sur sa crédibilité. L’obligation de recoupement systématique avec des choses déjà connues revient à de la censure pure et dure.
Autrement dit, les infos sont passés au crible du politiquement correct de la rédaction. Ceux qui ne sont pas jugés quasiment sûrs seront censurés pour le public. Si El Pais n’avait pas publié ce câble, il ne serait jamais sorti.
Et dire que ca prétend s’appeler journaliste et nous informer. Il est temps que Wikileaks envoie valser ces pinocchios.
Écrit par : Philou | vendredi, 31 décembre 2010
c'est dingue cette histoire !
Écrit par : isa | samedi, 01 janvier 2011
Non mais dites-moi pourquoi on en parle ici en Allemagne et partout sur euronews jusqu' en Estonie alors que les medias en France se taisent??????? dites moi ce qui se passe dans le pays parce que là je ne comprends pas......
Écrit par : fritz walter | lundi, 03 janvier 2011
@ Fritz Walter
Bienvenue au Sarkoland, ce pays où les journalistes dont des molusques.
Écrit par : Asse Green | lundi, 03 janvier 2011
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