vendredi, 31 décembre 2010
Voeux apocryphes de Nicolas Sarkozy pour 2011
PARODIE Les voeux apocryphes de Sarkozy pour 2011
Mes chers compatriotes, vous pensez que l'année qui s’achève n'a pas été bonne. En ayant voté pour moi en 2007 c’est à chacun d’entre vous que revient ce grand mérite. Ce soir je veux une fois de plus rendre hommage à ceux qui m'ont porté au pouvoir.
Mes chers compatriotes,
Vous pensez que l'année qui s’achève n'a pas été bonne. En ayant voté pour moi en 2007 c’est à chacun d’entre vous que revient ce grand mérite. Ce soir je veux une fois de plus rendre hommage à ceux qui m'ont porté au pouvoir sans avoir lu mon programme et qui se sont contentés de mes promesses de campagne.
Grâce à votre naïveté, et à votre crédulité, jamais dans notre histoire récente les banques, les actionnaires, les multinationales délocalisatrices, la rente et la spéculation ne se sont aussi bien portés. Jamais les riches n'ont été aussi riches, jamais ils n'ont été aussi nombreux. Si la France se classe au 3e rang mondial au nombre de millionnaires c'est bien à vous que nous le devons.
Evidemment, mes chers pauvres cons, vous pouvez avoir le sentiment confus que la crise économique vous a imposé de nouvelles peines, de nouvelles souffrances. Je pense en particulier à ces quatre millions de personnes qui sont maintenant au chômage, à ceux, de plus en plus nombreux, qui sombrent dans la pauvreté. Cependant, pour les nantis et les possédants, notre pays a été moins éprouvé que beaucoup d’autres. Nous le devons à la mise à sac de notre modèle social, et au bouclier fiscal, qui ont amorti le choc pour les plus riches d'entre nous. Nous le devons aussi aux mesures énergiques qui ont été prises, telle la réforme des retraites, pour rassurer les marchés financiers et soutenir leur activité. Mes chers compatriotes, moins d'hôpitaux, moins d'écoles, moins de policiers, c'est moins d'impôts pour les plus fortunés.
Ensemble nous avons évité le pire à Liliane Bettencourt, généreuse donatrice de l'UMP. Ensemble nous avons rendu l'espoir à Jacques Servier, fabriquant du Médiator, dont je fus l'avocat. Ensemble tout est devenu possible.
Beaucoup de réformes ont donc été accomplies. Je sais qu’elles ont pu provoquer des mécontentements chez certains esprits rétrogrades attachés à un confort indécent. Cent-cinquante tribunaux fermés, autant de casernes, d'écoles et de cliniques rayées de la carte, ce n'est pas rien. Mais qui peut croire que dans ce monde qui spécule l’immobilisme soit une alternative ? Il nous reste encore bien du travail. Je le conduirai avec l'esprit de justice qui me caractérise. En 2011, il va nous falloir : augmenter encore vos charges pour réduire les impôts des multimillionnaires, réduire plus encore les dépenses courantes de l'Etat pour garantir la pérennité du bouclier fiscal, réformer notre modèle social trop lourd, trop compliqué, trop onéreux. En 2011, nous réformerons notre Justice pour qu’elle protège davantage les banquiers, les évadés fiscaux, les élus de l'UMP, et qu’elle soit plus impitoyable encore pour les automobilistes et les voleurs de vélos. En 2011, la loi Hadopi sera mise en œuvre, les profits de nos industriels de la culture seront protégés. Internet sera sous contrôle et deviendra ce qu'il aurait dû être dès sa création : un vaste Minitel offrant une large gamme de services commerciaux.
Mes chers compatriotes, vous en conviendrez, les efforts que nous faisons depuis trois ans et demi portent aujourd'hui leurs fruits. Les idées que l'argent défend s’imposent à notre pays : moins d'Etat, moins de régulation, moins de liberté, moins d'égalité, moins de fraternité, davantage de défiscalisation. Ces idées nous imposent un devoir d’exemplarité.
Respectons les possédants, faisons l’effort de les comprendre, évitons les mouvements sociaux qui blessent. Soyons capables de courber l'échine sans nous désunir. Une France aux ordres, quadrillée, sécurisée, vidéo-surveillée, regardant à la télévision les riches comme la promesse d’un accomplissement, voilà le vœu que je forme pour notre pays.
Mes chers compatriotes, Pauvres cons,
Vive moi, vive l'argent.
Astuce pour l'élection présidentielle de 2012 :
«Comment se débarrasser d'un occupant indésirable ?»


Commentaires
Criant de vérité mais de peu de chances qu'il ait cette franchise.
Écrit par : Keops | vendredi, 31 décembre 2010
excellent résumé de la pensée présidentielle +1
Écrit par : JL75 | vendredi, 31 décembre 2010
Bonne année ! ! ! Enfin essayez...
Écrit par : Asse Green | samedi, 01 janvier 2011
Casablanca. +20
Écrit par : noemina | jeudi, 20 janvier 2011
Si je vous avais découvert plus vite je vous aurais précisé que M. de Nagy-Bocsa n'a été élu que par 42,674 % des électeurs inscrits.
Vu le culte totalement irrationnel et quasi religieux qu’on nous a inculqué qui voudrait qu’un vote « majoritaire » (unique ou à deux tours) donne forcément un résultat, en fait d’homme ou de texte ou d’action, bon pour l’intérêt général, on ne le répètera jamais assez. :
« Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire » (Feu Alain Etchegoyen, ex-commissaire général au Plan dans « La démocratie malade du mensonge » )
Écrit par : Metavike | mercredi, 02 février 2011
@ Metavike
«...je vous aurais précisé que M. de Nagy-Bocsa n'a été élu que par 42,674 % des électeurs inscrits.»
Oui, rappel utile.
Écrit par : loute75 | mercredi, 02 février 2011
Super papier
Écrit par : roskow | jeudi, 03 mars 2011
Sarko casse toi dégage
Écrit par : fouf | samedi, 23 avril 2011
Écrire un commentaire